Life is a game!

La vie. Juste ça. Comme elle vient.^^

15 septembre 2008

"Que d'aventures! Ou pas..."

Hello lectorat adoré!

Aujourd'hui, la session du concours pour lequel je l'ai écrit étant finie, je vous propose un texte sur le sujet "Ecrivez la dernière page de votre journal". La consigne était de ne pas dépasser une page word en terme de longueur.
J'ai essayé de faire quelque chose d'un peu "original", enfin je vous laisse en juger...^^


Bonjour cher journal !


Ça fait un petit moment que je n’ai pas pu écrire! Mais j’ai été très occupé ces derniers temps! Après toutes leurs disputes (moi, je passais mon temps dans ma chambre, dans mon lit, caché sous les couvertures), papa et maman ont finalement l’air de s’être réconciliés! Je ne sais pas ce qu’ils avaient comme problème, mais apparemment, ils ont trouvé la solution, alors je suis content! En plus, le soleil est revenu et papa m’a emmené faire plein d’activités! Alors je vais essayer de te raconter tout ce que j’ai fait ces derniers jours!

 

D’abord, j’ai été en forêt avec papa! Au début, j’avais un peu peur, parce qu’on est partis de nuit. J’entendais des hurlements de loups, mais papa a dit que c’était dans ma tête, alors j’ai essayé de ne pas y prêter attention. En plus, il faisait un peu froid, et je n’avais pas pris de manteau, parce que papa disait qu’il y avait juste un peu de vent. Lui il avait pourtant pris sa grosse doudoune. Il est frileux mon papa! On a marché longtemps, si bien qu’on est arrivés dans les profondeurs de la forêt. Je ne connaissais pas du tout cette partie-là. Papa a dit qu’il allait chercher du bois pour le feu, et que je n’avais qu’à me promener un peu, pour découvrir. Et puis au bout d’un moment, je ne l’ai plus vu. J’ai eu un peu peur, je me suis mis à le chercher partout. Heureusement, quand je l’ai rattrapé sur le chemin de la maison, il a eu l’air surpris et a crié « T… Tu m’as trouvé…! ». C’était une chouette partie de cache-cache ! Papa l’a visiblement prise très à cœur, parce qu’il avait l’air triste que je l’ai retrouvé…

 

Le lendemain, papa a proposé qu’on aille faire une partie de pêche. Moi j’avais pas très envie parce que j’aime pas trop ça, la pêche, et puis j’ai peur de l’eau, mais comme je savais que papa était déçu d’avoir perdu à cache-cache la veille, je me suis dit que je devais lui faire plaisir. On a pris sa petite barque et on a été sur l’étang à côté de la maison. C’était un peu bizarre, parce que papa avait oublié de prendre les cannes à pêche. Mais quand j’ai voulu le lui faire remarquer, j’ai vu son visage concentré, alors je n’ai rien dit.  Arrivé au milieu, papa s’est levé, la barque a un peu tangué et je suis tombé par-dessus bord. Je me suis retrouvé la tête sous l’eau! C’était effrayant, mais excitant à la fois! Quand je suis remonté à la surface, je ne voyais plus la barque, ni papa. J’ai battu des jambes et des bras, comme le fait Scotty quand je lui lance sa balle dans l’eau, et j’ai réussi à rejoindre la barque. Papa m’a dit qu’elle avait dérivé. Comme j’ai vu à son visage abattu qu’il avait eu très peur et qu’il était épuisé d’avoir lutté contre le courant, j’ai pris les rames qu’il tenait et je nous ai ramenés sur le bord de l’étang.

 

Et puis hier, papa est arrivé avec une surprise! Il a dit que comme ça faisait longtemps que je lui disais que Scotty voulait un compagnon, il s’était enfin décidé! J’étais super content! Papa m’a emmené dans la grange où se trouvait mon nouveau chien. Il faisait très sombre, et je n’y voyais pas grand-chose. Papa m’a dit que le chien s’appelait Bobby, et que je n’avais qu’à l’appeler, il viendrait me dire bonjour. Il a dit qu’il nous laissait seuls pour que l’on fasse connaissance. Alors j’ai appelé. « Bobby !!! » Au début, je n’entendais rien. Et puis tout à coup, j’ai senti qu’il accourait vers moi! Je ne le voyais pas mais j’ai ouvert les bras, et Bobby m’a sauté dessus! Au début, j’ai trouvé ça gentil, mais après qu’il m’ait léché le visage, il m’a mordillé au bras et a essayé de m’attaquer à la gorge. Heureusement, Scotty a entendu mes cris et il est venu me défendre. Lui et Bobby ont commencé à se battre, et puis papa est arrivé. Il a dit que c’était pas possible, que ça n’en finirait jamais, et je n’ai pas compris ce qu’il voulait dire. Il a emmené les deux chiens avec lui et les a conduits chez le vétérinaire. J’ai eu beau lui dire que c’était Bobby le méchant chien, que Scotty était venu me défendre, il ne m’a pas écouté. Et puis il est revenu, l’air désespéré, et je n’ai pas voulu lui en reparler. J’étais très triste de perdre Scotty, et apparemment lui aussi, parce qu’il a sangloté dans le salon toute la soirée…

 

Et ce matin, papa est venu me réveiller très tôt ! Il a dit qu’il fallait que l’on se change les idées tous les deux ! Alors je termine vite d’écrire ces quelques mots, et je prépare mes affaires ! Aujourd’hui, on part tous les deux à la chasse!

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24 mars 2008

Amy

Premier essai en total english... Ya sûrement un milliard de fautes et du vocabulaire mal employé, mais bon...
Enjoy (I hope so...)!^^

DarkNightJokerThis was a crappy Friday. I had had a lot of shitty classes, I was just worn out and I wanted to have some rest before going to Lorna’s. She gave a party every Friday night. That had become some kind of a joke, because party after party, she had taken on the habit of getting nailed by every member of the football team. It was like “Which end of the field is she gonna be ran over by tonight?”.
So I went to my room, hoping Mark wouldn’t be there. And he wasn’t. But when I lied on my bed, somebody came knocking at the door. I first didn’t move, but when I realised – after I waited ten minutes without an interruption in the door being hit – that the person had probably seen me coming in, I decided to open.
It was Sarah, who came to ask for my biology classes. I hated biology. But I was good at it. Like basketball. Or Monopoly. Anyway, I let her enter and when she jumped over me and began to undress me I understood that she too hadn’t such a crush on the way life appeared on Mother Earth.
But I had come to have some rest, so when she had finally managed to put off my pants, I told her I was gay, hoping it would make her leave. Sarah stared at me, gave a look upon the books on my shelves, flipped through one or two of them, and finally left. I never saw her again, but the whole Johnson Building called me a fag for the rest of my senior year. I locked the door, and finally had the rest I had been looking for.

 
Two or three hours later, in fact when Mark came in, I got up, got dressed, and got the rest of the beer he handled to me. When I asked him if he was coming at Lorna’s party, he just answered by a “Prrrrt, suuuure…!” that didn’t astonish me. That was the way Mark said “I have nothing better to do and you know it so of course I’m gonna come”. I already knew he would answer that, but I just loved the way he did this.
Anyway, I went out of the room and walked through the corridor to reach the other end of it and knock on Sean’s door. He opened it after one hit. I was surprised. He was surprised too. Probably because he thought it was eight in the morning. And because he had been smoking crack all day long with this little French bitch that was here for the semester (I say bitch because I did nail her on the first party of the year, and she was a real bitch). He told me he had what I was looking for. His head popped out of the room. He looked on the left and on the right, then shut the door. So I waited one or two minutes and when he came back with a little envelope, I took it and he slammed the door, probably without hearing my “Thanks”.

 

I had then something like two hours to wait before the beginning of the party. So I could go to Erica’s, tell her I always loved her, nail her, and then dump her, just to see if she was gonna cry. Or I could go back to my room, offer to Mark that we tried the dope I just bought, get high, and probably never find the way to Lorna’s party. I could also go to the library and do some homework. Okay I never thought about it, I just remember right now that I had one or two essays to write at that time. Without any good ideas to spend this time, I finally took a trip through the campus.
I had been here for four years but I discovered a lot of places I had never imagined they were around. Buildings I had never heard about, a pool that I would have gone to if someone had told me it was there, … It was as if I had just woken up and discovered a new world. Except that I ran through a lot of faces I knew. And that I had fucked something like half of them. Girls, mostly.
Anyway, while I was wandering, I finally reached a little park I remembered because this was there that I had been presented the university on my first day. It was just a little smaller than in my memories. I recalled the introduction speech by a senior, the faces of my future classmates – all afraid, who knows why – and the huge party that had been given on the evening, maybe the first orgy I had seen. Great time. But when I was thinking about getting in, I just couldn’t because it was already time to go to Lorna’s party. And I couldn’t be late. Oh no, I couldn’t.

 
Finally at Lorna’s, I met Sean, who looked really anxious. In fact, he had the exact same face he had when I came to see him on the afternoon. I asked him what was happening but he muttered something unintelligible and ran out, so I just thought that his paranoia crisis had come back. Maybe I tried to convince me about it because Amy was entering the room and that, right now, I had something else to care about.
Amy was THE girl. She wasn’t that pretty, she wasn’t that rich, she hadn’t great prices with every dealers. But every guy on the campus said that she could do things one couldn’t even imagine. Except Clay who had nailed her once and died oddly in the same night. I think that it added to the kind of myth that was drawn on her. Anyway, I was now standing just next to her. It was as if I could almost feel her breath on my neck. So I tried to talk to her.
“-Hey, Amy. I didn’t expect to see you tonight…
-Yeah, well, I wasn’t really about to come… But I heard you had something pretty good. And that you were eager to make people try it.”
My plan was on the ride.
“-You are pretty well informed. Not surprising.”
She looked at me with a little smile.
“-So? Why wouldn’t we go upstairs?
-Sure.”

 

I can’t really remember what happened when we have been together in the same room, but I guess I just screwed all the thing up because if we have had sex, I can’t remember all those crazy things she was supposed to do. And that would be a shame.
So when I had recollected my mind, I went down. Amy was here. Sean was here too. In fact they were together. Or he was into her. Kinda. I looked the other way and drank the first glass that I could reach. It was handled by Mark who asked me what had happened, as I, I quote, “looked like Luke Skywalker having discovered Darth Vader is his father.”. I hated Mark doing his Star Wars fan thing. So I didn’t answer and got out. In the garden Lorna called a patio – damn, that was a fucking little patch of grass – the party was hot. Literally. Or figuratively. Because someone, probably thinking it would be fun (and I can say it wasn’t) had set Lorna’s dog, a little yorkshire, on fire. And it was running in the garden – sorry, the patio – barking, shouting, making a lot of noise and lighting the bushes that were all around. Lorna was too drunk to realize, so she was just laughing at it and clapping, like everyone who was there. When, on the next day, she found her dog , or the remaining ashes of the animal, spread on the grass, she’s said to have cried during a whole hour in the position of the foetus. I was just getting mad, so I got back in. Wrong decision.

 

Amy and Sean seemed to have finished playing with each other because Sean was busy playing with someone else. I first thought. But the fact that this “someone else” was a man and that he was handling a gun made me reconsider my first idea. Maybe the fact that he was shouting at Sean helped too.
“-Fuck you fucker! Where is my fucking money?! Where is my fucking shit, fuck?!”
That wasn’t a love song, for sure. I tried to calm him down. In fact I had smoked all the dope and I wanted some more.
“-Hum, excuse me…
-Shut the fuck up!!!”
That tall guy was convincing. So I kept my mouth closed. I looked at Amy who had begun to cry, then at Sean who had too, and decided that this was time to go. I took Amy by the hand and let Sean dealing with his new friend.
When we were out, I heard a gunshot – maybe Amy didn’t notice because she had now begun praying, even if I had never heard about her believing in anything else than her skills at bed - so we ran. Fast.
On the next day, the papers were full of the usual crap. Plus a fire in a little garden of the city. And a murder in the same house.
I don’t know why I told you this story I had tried to forget. But now, and since two years ago, I’m in bed with Amy. And it’s unbelievable.

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15 mars 2008

La nouvelle dont VOUS êtes le héros!

Je sais pas pourquoi j'ai pas posté ça avant... M'enfin mieux vaut tard que jamais!
Enjoy!

Chevalier des temps modernes, lecteur avisé, pourfendeur de violeurs et autres enculeurs de poules, vous vous lancez dans cette aventure qui va vous être narrée ? Alors attachez votre ceinture, faites une réserve de chips et de coca, débranchez le téléphone, tuez votre petite soeur et laissez-vous emportez dans le monde passionnant et trépidant et redondant (c’est pour la rime) de Gilbert, le postier de la rue Sainte Geneviève. Si si. Même qu’à partir de maintenant, Gilbert, c’est vous.

Munissez-vous d’un dé à six faces (bah oui, le hasard joue énormément dans notre vie. Preuve en sont les propos de Socrate qui, après un banquet bien arrosé, racontait à Platon ce mythe antique oublié mettant en scène Zeus et Arès, le Dieu des Dieux disant à son ami : « Saloperie de Poséidon ! Deux minutes de moins et c’est moi qui me la faisais la petite Aphrodite ! »), d’une feuille, d’un crayon (afin de noter votre progression, parce que je sais que ça risque d’être assez compliqué pour certains) et c’est parti.

 

Les évènements qui suivent se déroulent entre le moment où ils commencent et celui où ils finissent.

 

[1] Comme chaque matin (enfin comme chaque matin où vous allez au travail), vous vous levez de bonne heure. Sans réveiller votre femme (qui ne travaille pas et que vous avez parfois envie de tuer quand, alors que vous rentrez du boulot, éreinté, elle vous demande d’aller acheter du mou pour un chat que vous n’avez même pas) (allez comprendre), vous vous glissez rapidement hors du lit et vous dirigez vers la cuisine. Vous prenez un rapide petit déjeuner, faites un passage éclair dans la salle de bains (vous et l’hygiène ne sont pas bons copains depuis que vous avez failli vous noyer dans votre baignoire quand vous aviez quatre ans) puis vous vous posez devant votre armoire pour choisir vos vêtements pour la journée.

 - Si vous choisissez la tenue de travail de Gilbert, allez en [12].

 - Si vous choisissez une tenue plus originale (chemise hawaïenne, pantalon pattes d’eph’,  tongs et chapeau haut de forme), allez en [24].

 

[2] Premier bonus, la recette de la moussaka !

 

Ingrédients (pour 4 personnes) :
- 1 kg d'aubergines
- 400 g de viande (boeuf, veau ou mouton) - 1 tomate
- 2 oignons
- 1 bouquet de persil
- 20 cl de bouillon de boeuf
- huile d'olive
- muscade, cannelle (suivant goût)
- sel et poivre
- 15 g de farine

Préparation :

Coupez en tranches dans la longueur les aubergines non pelées.
Salez, faites-les dégorger 1 h, puis pressez-les entre 2 torchons et faites-les frire à l'huile; et égouttez.
Faites revenir dans la même huile 2 oignons hachés, puis quand ils sont blonds, la tomate épluchée, la viande et le persil, le tout haché.
Ajoutez sel, poivre, pointe de muscade et de cannelle.
Saupoudrez avec la farine, mouillez avec 10 cl de bouillon, mélangez et faites cuire 10 min.
Dans un moule beurré, disposez par couches aubergines et viande (terminez par des aubergines), arrosez avec le reste du bouillon et mettez au four 25 min environ.

Merci qui ? =)

 

[3] Faisant preuve d’une lâcheté innommable mais somme toute compréhensive, vous oubliez ce que vous venez d’entendre et rebroussez un peu chemin pour éviter de passer à proximité de la banque que vous voulez sortir de votre tête à tout prix.

Pour cela, vous vous retrouvez inconsciemment dans le quartier des prostitués et montez avec la grande Lily pour une petite partie de jambes en l’air.

Quand vous redescendez une dizaine de minutes plus tard (vous n’étiez pas très en forme), vous êtes pris à partie par son mac qui vous dis que le tarif a augmenté et vous vous délestez de cinquante euros supplémentaires.

Dégoûté, vous reprenez votre route vers chez vous, le cœur lourd mais le portefeuille léger. Sur le chemin, vous croisez un chien errant que vous frapper à mort pour vous défouler, puis atteignez votre immeuble.

Dans la cage d’escalier, vous croisez à nouveau le concierge que vous incendiez de bêtises, et quand il vous demande de faire un peu moins de bruit, vous l’incendiez tout court à l’aide de votre briquet. Il se met à hurler, sa voix résonne dans tout l’immeuble mais vous vous en foutez. Vous montez jusqu’à votre étage. Vos voisins sont sur leur palier et vous demandent ce qu’il se passe. Vous leur répondez que monsieur Laffont a glissé pendant qu’il cirait les marches de l’escalier et ces connards vous croient. Vous rentrez chez vous, surprenez votre femme en train de petit déjeuner, ne lui prêtez pas attention et quand elle va vous demander ce que vous faites là, vous vous précipitez dans la chambre conjugale, vous y enfermez et pleurez pendant des heures allongé en position fœtale sur la moquette. Quelques dizaines de minutes plus tard, la police débarque dans l’immeuble. Monsieur Laffont ne pouvait pas se contenter de brûler dans la discrétion, il a fallu qu’il aille se faire renverser dans la rue, toujours en flammes. Les policiers font une entrée en force dans votre appartement, vous arrêtent vous et votre femme (qu’ils violeront probablement quelques heures plus tard) et vous êtes finalement condamnés à la prison à perpétuité. Bon courage !

 

[4] Bonus number 2 : une super blague !

Deux pizzas sont dans un four.

« -Pfiou, il fait chaud là-dedans…

-AAAAAAAHHHHHHHHH, une pizza qui parle !!!! »

 

Yeah ! ;)

 

[5] Wouahou, comme moi ! Maintenant, arrêtez de répondre n’importe quoi juste pour déconner et retournez d’où vous venez. Vous ne vous en souvenez plus ? Ah bah c’est malin, je vous avais dit de noter !

[6] Poussé par un sentiment de sympathie inhabituel, surtout auprès de ce connard de Sylvain que vous ne pouvez en fait pas blairer, vous allez à sa rencontre et vous mettez à discuter avec lui.

« -Salut Sylvain ! Eh bin, ça fait un moment qu’on s’est pas vu…

-Ouais… Depuis la fois où je t’ai aperçu en centre-ville et que tu m’as lancé des pierres en t’enfuyant.

-Mmmhh, exact, ça doit être ça. » Vous sentez la tension monter en vous, mais vous tentez de vous calmer en fredonnant du Johnny intérieurement. « Et ta femme, ça va ? Toujours dans le coma ?

-Non, plus depuis deux semaines.

-Ah, bonne nouvelle ça.

-Pas vraiment non. Elle est morte d’un arrêt cardiaque. Il y a deux semaines.

-Je vois. Pas glop. » Vous n’en pouvez plus et vous allez être en retard. Vous écourtez donc la conversation. « Passe lui le bonjour de ma part. » Vous lui faites un signe de main qu’il ne vous rend pas et vous continuez votre route vers le bureau de poste.

Quand vous y arrivez enfin, vous jetez un coup d’œil à votre montre et vous apercevez que vous êtes effectivement en retard. Vous pestez contre ce « sale punk de Sylvain » que vous avez envie de « passez au mixer » puis vous reprenez votre calme et vous évaluez la situation.

 - Si vous décidez qu’il est trop tard pour aller travailler et que vous voulez rentrer chez vous, allez en [15].

 - Si l’idée d’arriver à la bourre au travail et de devoir subir les foudres d’un patron sadique, amateur de défenestration d’employés vous excite, allez vous faire soigner, mais d’abord, allez en [20].

 - Si vous n’aimez pas trop « les voleurs et les fils de pute », arrêtez tout de suite de regarder "Le grand Détournement – La Classe Américaine".

 

[7] Y’a pas de sept. C’est comme ça, que ça vous plaise ou non. Nonobstant. Oesophage. (ouh qu’il est gratuit celui-là).

 

[8] Votre patron, visiblement ailleurs, ne prête pas attention à votre accoutrement. Vous continuez alors à travailler ainsi vêtu, en profitant pour faire rire vos collègues en faisant des imitations et des sketchs tous plus drôles les uns que les autres.

Soudain, alors que vous en interprétez un de Dieudonné, celui-ci débarque dans le bureau de poste. Vous ne le voyez pas, mais lui vous remarque immédiatement, tout comme il reconnaît son sketch.

Il saute alors par-dessus les guichets et se jette sur vous pour vous péter la gueule. Vous tentez tant bien que mal de vous défendre en lui tirant la barbe mais cela le rend encore plus fou de rage et il vous casse les deux jambes avec une barre à mine qui traînait par là.

Puis il s’occupe du reste de votre anatomie avec les coins de votre bureau alors que vos collègues regardent le spectacle en l’encourageant.

Vous finissez paraplégique. Quelle fin de merde.

 

[9] Le camion se rapproche rapidement (on dirait même qu’il accélère depuis qu’il vous a repéré). Vous êtes comme paralysé en plein milieu de la chaussée.

Mais soudain, l’adrénaline jaillit dans vos veines et vous parvenez à éviter le camion d’un bond ultrarapide sur le côté. Vous regardez le chauffeur que vous voyez pester de vous avoir raté (mais qui peut-il bien être… ?) et reprenez vos esprits sur le trottoir.

Après quelques minutes (oui, il vous fallait au moins ça), vous vous remettez en route vers le bureau de poste quand une idée lumineuse vous traverse l’esprit (aïe, ça doit faire mal). Vous rendant soudainement compte de l’exploit physique que vous venez de réaliser, vous prenez conscience de vos possibilités athlétiques et courrez vous inscrire dans le club d’athlétisme de la ville.

Après quelques mois d’entraînement, vous parvenez à vous qualifier pour les jeux olympiques et devenez médaille d’or du saut en longueur.

La gloire est à vous et vous en profitez au maximum. Malheureusement, vous êtes rattrapé par la course à la performance (non, ce n’est pas une nouvelle discipline olympique) et devez vous doper pour maintenir votre place dans la hiérarchie mondiale. Vous tombez alors dans les drogues dures (malabar bi-goût, fraises tagada et autre cocaïne) et faites finalement une overdose lors d’une soirée chez votre nouvel ami Richard Virenque. Celui-ci, vous ayant initié à ces pratiques, vous enterre dans son jardin pour ne pas être rattrapé par cette sombre affaire et votre disparition reste un mystère à tout jamais.

 

[10] Bonus number 3 : une petit bio de Zidane !

Zinédine Zidane est né à Marseille le 23 juin 1972. Il est pas encore mort, donc on a pas la date ni le lieu de sa mort.

Il est footballeur. Il est fort. Wouhaou, c’est trop une bête. J’le kiffe. 

J’avais dite petite hein.

 

[11] Votre patron se rapproche dangereusement de votre poste. Il n’est plus qu’à quelques mètres de vous. Lancez le dé.

 - Si vous faites entre 1 et 3 inclus, il vous repère et vous êtes convoqué dans son bureau. Allez en [27].

 - Si vous faites entre 4 et 6 inclus, ça veut dire que vous avez fait soit 4, soit 5, soit 6. Et accessoirement que vous avez une chance de cocu, que votre patron ne fait pas attention à vous et que vous continuez à travailler tranquillement. Allez en [8].

 

[12] Après avoir revêtu votre chemise et votre veste ornée du splendide écusson de ce magnifique service public qu’est La Poste accompagnée de son pantalon en toile qui tombe à vrai dire assez mal, puis vous être coiffé de la casquette réglementaire (sans avoir omis de mettre un slip, des chaussures et des chaussettes) (oui je sais c’est long et fastidieux, mais sortir tout nu n’aurait pas été du meilleur effet), vous faites un rapide bras d’honneur à votre femme qui émerge et vous sortez de votre appartement.

Dans la cage d’escalier, vous croisez le concierge, monsieur Laffont, qui ne vous reconnaît pas et qui vous demande ce que vous faites là. Comme il est un peu dur de la feuille, vous lui répondez que vos venez pour ramonez les femmes des locataires du troisième, et il vous rétorque que c’est un peu tôt pour vendre des calendriers.

Une fois dans la rue, vous vous mettez en route et vous croisez un vieil ami à vous prénommé Sylvain.

- Si vous entamez la conversation avec lui, allez en [6].

 - Si vous décidez de le tuer comme ça, en pleine rue, en répondant à vos instincts les plus primaires, allez en prison, mais d’abord, allez en [16].

 - Si vous l’ignorez et poursuivez votre chemin, allez en [30].

 

[13] Yen a pas, treize, ça porte malheur !

 

[14] Yen a pas, quatorze, ça… Hein ? Ah bon, quatorze ne porte pas malheur. Et si je vous dis que dans le sud-est à peu près de la Patagonie, ça porte super malheur même que si tu nais un quatorze on te lapide tous les mercredi avec des petits bâtons de bois jusqu’à tes 16 ans et qu’après tu es brûlé vif, vous dites quoi ?

 

[15] Ne vous sentant pas d’humeur à subir le courroux de votre patron, vous décidez de retourner sur vos pas pour rentrer chez vous. Les bons habitants de la ville peuvent bien attendre leur courrier. Crotte.

Sur le chemin du retour, toutes sortes de pensées vous traversent l’esprit (Qui suis-je ? Où vais-je ? Qui a volé l’orange ? Kennedy a-t-il vraiment été assassiné ? Qu’est-ce qu’une tomate avec une cape ?) et pendant que vous y réfléchissez, vous arrivez près d’une banque d’où une grande agitation semble émaner.

 - Si vous décidez d’aller voir ce qu’il s’y passe, allez en [18].

 - Si vous changez d’itinéraire pour rentrer chez vous, allez en [3].

 - Si vous vous souvenez du nom du patient un peu simplet coiffé d’un casque de football américain dans la série « Urgences », allez immédiatement le donner à l’auteur de ce superbe texte.

 

[16] Sans même lui laisser le temps de vous adresser la parole, vous vous jetez sur votre ami et le plaquez à terre. Les quelques passants qui déambulent ne font pas attention à vous, croyant soit à des retrouvailles entre vieux copains, soit à un règlement de comptes entre un junky et son dealer, et poursuivent leur chemin paisiblement.

Ses yeux trahissent sa surprise – compréhensible – puis se font les témoins de la douleur qui s’insinue en lui quand, à califourchon sur son torse, vous saisissez ses tétons et les tordez aussi fort que vous le pouvez. Il se met alors à crier, ce qui ne semble pas non plus déranger les passants, et vous l’assommez en lui assénant un coup de coude au visage afin qu’il la ferme.

Vous vous redressez, le relevez, et l’entraînez dans une ruelle sombre. Là, vous le bâillonnez avec une manche de sa chemise que vous avez arraché, l’asseyez contre un mur et le réveillez en lui donnant quelques claques. Quand il daigne enfin rouvrir les yeux, vous lui envoyez un coup de poing pour qu’il comprenne bien qu’il ne rêvait pas et quand ses yeux retrouvent cette expression de terreur, vous lui attrapez les testicules avec les mains et les écrasez aussi fort que possible. Des larmes se mettent à couler le long de ses joues, il essaie de se débattre mais vous lui brisez les bras grâce à une prise étudiée lors de vos cours de self-défense, et le tuez finalement en le mordant à la gorge, puis en lui tranchant la jugulaire avec vos dents pleines de sang.

Après cet incident, vous perdez la raison et errez quelques jours en ville, à la recherche d’autres amis à vous que vous pourriez manger (car oui, vous vous êtes ensuite repu du cadavre de Sylvain) et finissez par être tué par un chasseur, dans un champ, celui-ci vous ayant pris pour un sanglier du fait de vos grognements. Vous êtes mort, mais comme ce n’est pas la vraie vie et que je suis un gars sympa, je vous propose de reprendre au chapitre précédent et de choisir une autre voie pour continuer l’aventure.

 

[17]  17

 

[18] Plein d’un courage aussi soudain qu’inutile, vous vous approchez lentement de la banque. Des voix se font entendre, ainsi que des cris et des bruits plus sourds, comme si l’on frappait quelqu’un. Quand vous entendez un coup de feu, votre intuition se confirme et vous commencez par appeler la police. Puis, votre héroïsme se manifestant à nouveau (ainsi que votre connerie monumentale), vous décidez qu’attendre les secours condamnerait les personnes à l’intérieur de la banque et vous vous y jetez en courant.

Vous vous apercevez alors que ceux que vous avez pris pour des braqueurs ne sont en fait que de simples clients terrorisés couchés par terre et vous vous apprêtez à repartir quand une employée vous explique que les vrais braqueurs sont descendus dans la chambre forte en prenant le directeur de la banque comme otage afin de les empêcher d’appeler la police.

Vous vous dites alors que si vous n’agissez pas vite, vous allez passer pour une grosse buse (car VOUS, vous avez déjà appelé les flics), et vous vous dépêchez donc de les rattraper.

Vous descendez prudemment les escaliers qui mènent au sous-sol de la banque et retrouver rapidement les braqueurs accompagnés du directeur. N’écoutant que votre hardiesse et la petite voix dans votre tête, vous leur sautez dessus et, au moyen de votre kung-fu Shaolin appris pendant vos vacances d’été à La Baule, vous les neutralisez en moins de temps qu’il n’en faut pour dire « Aïe aïe aïe purée, c’est chaud un volcan, franchement j’suis trop con, j’aurais du prendre des gants ! ».

Le directeur de la banque ainsi que tous les employés et les clients présents vous sont éternellement reconnaissants.

Vous faites la une des journaux, passez chez Drucker, Ardisson et Fogiel et Hollywood vous fait tourner dans le film racontant votre vie qui fait un carton. Vous devenez multimillionnaire, quittez votre femme, sortez avec Penelope Cruz, Angelina Jolie (et devenez donc ennemi intime avec Brad Pitt) puis Scarlett Johansson et vous retirez finalement dans une immense villa que vous faites construire à Hawaii. Vous êtes devenu l’un des hommes les plus influents de cette planète. Bravo, vous êtes un bel enculé de veinard !

 

[19] Bonus number 4 : une super foto de Q !


[20] Une forte dose d’adrénaline parcourt vos veines à la seule pensée d’arriver en retard et de croiser votre patron qui est déjà en rogne contre vous depuis que vous avez cassé la photocopieuse en vous asseyant (cul nu évidemment) dessus pour tenter d’obtenir des radios gratuites de votre coccyx. Vous pénétrez alors dans le bureau de poste, vos collègues vous préviennent (comme si vous ne vous en étiez pas rendu compte) que vous êtes quelque peu à la bourre mais vous n’en avez cure. Comme habité d’une folie incontrôlable, vous parcourez les couloirs du bureau de poste pour tenter de croiser votre patron. Mais soit il vous évite, soit vous vous manquez toute la matinée, puisque vous ne parvenez pas à le voir. Fatigué de lui courir après, vous vous mettez finalement au travail et cette crise d’adolescence soudaine se calme, si bien que vous retrouvez votre vie tranquille (merdique diront certaines mauvaises langues) et que l’aventure s’arrête ici pour vous. N’hésitez pas à recommencer et à être plus entreprenant dans vos choix !

 

[21] Vous êtes paralysé par la peur. Chaque millième de seconde vous rapproche d’une mort inéluctable. Le camion semble même accélérer une fois qu’il vous a aperçu. Vous attendez un évènement miraculeux qui n’arrive jamais.

Vous finissez sous les roues du trente-huit tonnes, chacun de vos membres détachés de votre corps par la puissance de l’impact. On retrouve ainsi votre bras droit dans le caniveau de la rue adjacente à celle de l’accident. Vos jambes sont projetées sur les deux trottoirs de la rue où vous avez été renversé, tandis que votre bras gauche reste égaré.

Etrangement, votre tête est resté fixée à votre tronc, ce qui facilite votre identification, même si votre visage est quelque peu ravagé par la force du choc.

Votre femme décide de vous faire incinérer alors que vous lui aviez toujours fait promettre de ne pas vous faire subir cela. Elle disperse vos cendres sur un court de tennis en terre battue et vous finissez votre vie piétiné par de petits joueurs minables même pas capables de faire un service slicé. Too bad.

 

[22] V’la les flics !!!

 

[23] Vous entendez votre patron approcher. Ayant récupéré vos esprits, vous tentez de vous cacher en vous glissant sous votre bureau. Vous retenez votre souffle, en espérant qu’il ne demandera pas où vous êtes.

« -Où est Gilbert ? »

Aïe, il s’est rendu compte de votre absence. Vos collègues vendront-ils la mèche ?

Lancez le dé.

 - Si vous faites entre 1 et 3 inclus, Francis, du service administratif vous balance comme un gros suce-boules. Allez en [27].

 - Si vous faites entre 4 et 6 inclus, vos collègues prétendent que vous êtes parti faire votre tournée et vous pouvez continuer à travailler après que votre patron soit parti. Allez en [8].

 - Si vous faites plus de 6, vous êtes soit un sacré busard car votre dé n’a que 6 faces, soit ce qu’on appelle pudiquement  un sacré enculé de tricheur. Dans les deux cas, relancez le dé et jouez correctement, où vous serez privé de dessert. Je sais, c’est dur, mais c’est comme ça.

 

[24] Ayant revêtu vos habits de fête, vous vous sentez plein d’entrain et vous sortez de chez vous en claquant la porte si fort que le bruit résonne pendant quelques secondes dans la cage d’escalier et réveille une bonne partie des occupants de l’immeuble qui dormaient encore, ces grosses feignasses. Alors que vous les entendez gueuler après « l’espèce de connard à la sauce mexicaine qui a fait ce putain de boucan », vous descendez les escaliers en sautillant gaiement. Vous croisez monsieur Laffont, le concierge, que vous bousculez presque involontairement, celui-ci dégringolant l’intégralité des trente-quatre marches que compte l’escalier et se cassant certainement quelques côtes ainsi que la clavicule au passage.

Cet incident ne vient pas troubler votre bonne humeur tirée semble-t-il de votre accoutrement et vous poursuivez votre chemin dans la rue. Dehors, les gens se retournent sur votre passage, font des réflexions diverses et variées sur la manière dont vous êtes habillé, mais, fier comme Artaban, vous n’y faites pas attention et vous rendez au travail ainsi vêtu.

Arrivé au bureau de poste, vous saluez vos collègues qui, s’ils ne manquent pas de vous adressez des regards suspects, ne font aucune remarque sur vos habits. Vous prenez votre poste habituel, vous mettez au travail en préparant votre tournée quand vous apercevez votre patron qui fait son tour matinal.

 - Si vous ne vous préoccupez pas de lui et continuez à travailler tranquillement, allez en [11].

 - Si vous êtes traversé d’un éclair de lucidité et que vous tentez de vous cacher pour pouvoir aller vous changer, allez en [23] (oui oui, c’est juste au-dessus).

 - Si vous aimez la tarte aux fraises, allez en [5].

 

[25] et [26] sont dans un bateau. [25] tomber à l’eau, qui reste-t-il ?

Bah [26], y’avait pas de piège !

 

[27] Votre patron est sur le point de continuer son petit tour quand il aperçoit quelque chose qui dépasse de dessous votre bureau : votre chapeau haut-de-forme que vous aviez oublié de retirer. Outré, il vous demande de sortir de là-dessous et de le suivre dans son bureau, ce que vous faites, docilement.

Vous marchez derrière lui, la peur au ventre, essayant d’inventer n’importe quoi pour vous sortir d’affaire (votre chien ayant mangé toutes vos autres affaires ; des voix vous ayant ordonné de brûler tous vos autres vêtements ; les extra-terrestres vous ayant enlevé dans la nuit et laissé dans la rue habillé comme ça).

Une fois dans son bureau, votre patron vous demande de vous asseoir. Vous vous installez dans la chaise qu’il vous désigne et alors que vous vous apprêtez à ouvrir la bouche, il ne vous laisse pas le soin de vous expliquer.

« -Gilbert ! Mais qu’est-ce que c’est que cet accoutrement ?!? »

Vous êtes sur le point de lui répondre quand il reprend.

« -Depuis le temps que vous travaillez ici enfin… »

Vous commencez à le trouver chiant à toujours vous couper. Vous tentez encore une fois de vous justifier mais il poursuit.

« -Comment avec-vous pu me cacher aussi longtemps votre passion du déguisement ! »

Alors que vous tentez d’appréhender ce qu’il vient de vous balancer, il se dirige vers une immense armoire que vous n’aviez jamais remarquée puis l’ouvre. Vous découvrez alors ce qu’elle contient : des tonnes de chemises, pantalons, perruques, trousses à maquillage et autres accessoires pour se travestir.

Un sourire fier aux lèvres, votre patron vous assène un « Impressionnant, non ? » auquel vous ne pouvez rien répondre.

Il se met alors à essayer de toutes sortes de déguisement – corsaire, zèbre, clown, télétubby, Chewbacca – et à danser devant vous comme un hystérique.

Vous vous dites que la seule solution pour vous en sortir est de rentrer dans son délire et vous jouer le jeu en vous intéressant au contenu de l’armoire.

Après plusieurs heures passées ensemble, votre patron vous relâche enfin. Pendant ce laps de temps, vous avez obtenu une promotion, une augmentation significative et une invitation à la Convention Nationale des Fans de Peluches Géantes (la fameuse CNFPG, très difficile à prononcer pour qui ne parle pas mongole couramment). Félicitations, vous vous êtes mis votre patron dans votre poche. La gloire postale est à votre portée !

 

[28] Bonus number 5 : un texte super drôle ! =/


[29] Bonus number 6 : une photo de la plus belle femme du monde. (désolé les filles)

 

[30] Sans même lui jeter un regard, vous continuez votre route. Vous arrivez à un croisement que vous traversez sans prendre les précautions nécessaires (regardez à droite, puis à gauche, se toucher les couilles, mettre un string, tout ça) et vous voyez un camion débouler à toute allure vers vous.

Lancez le dé.

 - Si vous faites entre 1 et 3 (inclus évidemment, triple andouille), allez en [21].

 - Si vous faites entre 4 et 6 (toujours inclus, oui), allez en [21] aussi. Non je déconne, allez en [9].

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30 décembre 2007

"The Cloud Ripper"

Quand on est enfant, on s’émerveille de tout. Les tournesols qui se penchent vers le soleil, les bougies d’anniversaires qui refusent de s’éteindre, les mauvaises notes qu’on récolte quand on a pas travaillé pour un devoir,… Tout paraît nouveau, tout porte à s’extasier et à lâcher de grands et innocents « Wouaaaah… » d’admiration.

Moi-même, quand j’étais plus jeune, je passais mon temps à demander à mes parents et à mes frères le pourquoi du comment de tout ce qui m’apparaissait comme bizarre, surnaturel ou magique.

Un jour alors que je devais avoir cinq ou six ans, j’observais le ciel et les nuages, et ceux-ci semblaient prendre des formes toutes plus majestueuses les unes que les autres. J’y voyais un immense dragon, puis un sphinx, un éléphant et bien d’autres choses. Quand je demandai à mon père de m’expliquer d’où provenait ce qui me paraissait être des hallucinations, voilà l’histoire qu’il me raconta.

 

cloudDans les temps immémoriaux, au cœur d’une civilisation ressemblant sur certains points étrangement à la nôtre, des phénomènes surnaturels survenaient régulièrement et ce depuis, semblait-il, les origines. Apparaissant soudainement et accompagnés d’un bruit perçant, des monstres déchiraient l’horizon, assombrissant le ciel sur leur passage. Ceux-ci s’attaquaient inévitablement aux habitants de ce monde et rien ne semblait pouvoir les arrêter.

On avait bien tenté de leur offrir des sacrifices, en commençant par des victuailles et en allant jusqu’aux jeunes filles vierges, en passant par du bétail et des objets précieux, mais rien n’y faisait. Les attaques se répétaient et se faisaient même de plus en plus violentes.

Puis, un jour où le ciel était si clair que l’on avait l’impression que la nuit ne viendrait jamais, où il était si bleu que l’on ne pouvait imaginer revoir un nuage le tâcher naquit un petit garçon. En apparence rien ne semblait le différencier des autres, et ce fut le cas durant de longues années. Pendant ce temps, les attaques se poursuivaient et les monstres venus d’on ne savait où continuaient à tuer des habitants de ce monde.

Le garçon grandissait au sein de sa famille qui vivait dans la crainte de se voir agressé par les créatures mystérieuses. Lui aussi avait peur, mais celle-ci était mêlée à de la curiosité. Car personne, jamais, n’avait été en mesure de lui expliquer pourquoi ni comment les monstres apparaissaient. Tout ce qu’il lui avait été dit, c’était que les créatures étaient malfaisantes.

Alors il décida de tenter d’en savoir plus par lui-même. Il demanda l’avis de théologiens, de scientifiques, et surtout se plongea dans la lecture de livres anciens. Et si ce qu’il découvrit ne répondit pas à toutes ses questions, il apprit tout de même comment combattre ces étranges créatures.

Il suivit à la lettre les instructions décrites dans le manuscrit poussiéreux qu’il avait retrouvé, s’astreignant à de longues séances de méditation, à l’apprentissage de formules magiques alambiquées, et demandant à un oncle forgeron de lui fabriquer une épée en cuivre.

Puis un jour, au sortir d’une de ses séances qui faisaient tant s’inquiéter sa mère, le jeune garçon devenu jeune homme comprit qu’il était prêt. Il expliqua alors ce qu’il comptait faire à ses parents qui le supplièrent de renoncer. Mais il était déterminé et ne supportait plus de voir des gens mourir sans pouvoir riposter.

Il attendit donc que le bruit caractéristique de l’arrivée d’un monstre retentisse pour réciter une incantation maintes fois répétée pour le jour J. Saisissant alors son épée de cuivre, il commença à s’élever dans les airs sous les yeux ébahis de ses parents, puis bientôt de tout son village qui le voyait désormais évoluer en compagnie du monstre qui aujourd’hui avait pris l’apparence d’une gigantesque raie manta.

La créature ne prêta d’abord pas attention au jeune homme qui lui tournait autour, puis elle le remarqua finalement et il lui fit face. Soudain, le jeune homme accéléra sa vitesse de vol et fonça vers le monstre qui l’évita aisément, paraissant même amusé du spectacle que son assaillant lui procurait. Le jeune garçon sembla surpris de la vitesse de la bête mais ne se découragea pas pour autant. Il se remit à tourner autour d’elle tandis que celle-ci restait immobile, comme un matador attendant la charge du taureau pour finalement l’éviter. Et c’est ce qui se produisit une nouvelle fois. Le jeune homme avait à nouveau raté sa cible et la créature semblait cette fois en avoir assez. Elle accéléra à son tour mais en fondant sur le village. Le jeune homme comprit qu’il devait réagir et il lui fit à nouveau face. Il n’en fallut pas plus pour déclencher la colère du monstre qui tenta d’avaler ce petit impertinent. Mais il réussit à échapper à la gueule béante de la raie manta et se réfugia plus haut dans les airs.

La créature fit volte-face, prête à réattaquer. Mais le jeune homme était en train de terminer de réciter une nouvelle incantation. Quand elle l’aperçut, la bête s’élança. Mais l’épée de ce qui allait être le héros de cette histoire se mit soudainement à briller et il fonça à son tour sur la créature. Les deux assaillants se rencontrèrent aussitôt et dans un flash lumineux aveuglant, le jeune homme déchira le monstre en deux d’un seul coup de lame. La créature perdit alors sa forme matérielle pour se transformer en un nuage en forme de gigantesque raie manta.

Dans tout le village, des hourras retentirent. Le jeune homme redescendit alors, épuisé de son exploit, mais heureux d’avoir vaincu. Mais son pouvoir était également une responsabilité. Il dut combattre sans relâche les monstres qui ne cessèrent jamais d’apparaître. Sa légende était pourtant faite. On le surnomma « The Cloud Ripper ».

 

Affichant un grand sourire et paraissant extrêmement fier de son histoire, mon père me regardait, alors que j’affichais moi mon incrédulité.

« -N’importe quoi ! De toute façon, ça existe pas les monstres !

-Hahaha !!!

-On le saurait ! Ils les montreraient à la télé !

-Si tu le dis fils… »

Son sourire était toujours aussi large. Et le mien apparaissait également.

Même si je n’ai jamais vraiment cru à cette histoire, j’aime à me dire que dans ce qui pourrait être un autre monde, dans une autre dimension, il existe un jeune homme armé de son épée de cuivre qui parcourt le ciel en déchirant des monstres, et que l’on surnomme « The Cloud Ripper ».

Posté par chassin à 12:52 - "Ecrits" - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 août 2007

Futuresex/Lovesound

Hello la populace! =)

Alors, me voilà avec une idée qui m´est venue à force d´écouter le dernier album de Justin Timberlake et de chercher les paroles des chansons.
Je me suis "aperçu" que l´on pouvait les regrouper et que certaines pouvaient former les différentes périodes d´une histoire d´amour, que je me suis attelé à écrire. Et voilà donc le résultat.
Le but, c´est donc de lire les textes et d´écouter les chansons correspondantes (lien sur le titre) en même temps (même si j´imagine que tout le monde n´aime pas forcément ce que fait Justin^^), m´enfin bon...^^

Hop, j'éspère que ça vous plaira (si vous lisez...)! =)

 
Futuresex/Lovesound


Une nuit. Encore une nuit. Un bar. Encore un bar. Et une rencontre.

Assis au comptoir, je sirote la bière plutôt dégueu que le barman vient de me servir tout en essayant de me rappeler ce que je fais là. Après avoir déambulé quelques minutes en ville après que Mark m’ait fait faux bond pour ce soir, je suis entré par hasard dans ce bar dont j’ai même oublié le nom, si je l’ai jamais connu.
Je survole la salle du regard, tentant d’apercevoir un visage connu, familier, quelque chose qui me permettrait de me sentir moins seul en ce soir de cuite avortée. Malgré ma tenue – nous étions censé aller au « Ride », une nouvelle boîte sur la Quatre-Vingt Dixième – je ne suis plus dans l’ambiance, et ma coiffure semble commencer à retomber. Au fond du bar, des mecs jouent au billard. Je les observe quelques secondes et suis tenté d’aller les rejoindre, mais je suis arrêté par une voix derrière moi.
« -De la pisse de chat. »
Absorbé – je ne sais pourquoi – par la partie de billard, je mets de longues secondes avant de me rendre compte que c’est à moi que l’on s’adressait. Je me retourne alors en balançant un « Quess’vous racontez ? » sans conviction.
« -Ce que vous buvez. La bière de ce bar. C’est de la pisse de chat. Elle est immonde si vous préférez. »
Alors que je tente d’analyser ce que la femme désormais face à moi vient de me dire, je la détaille rapidement. Grande, cheveux longs, blonds, au milieu de la vingtaine, elle porte une jupe courte et un débardeur de marques, que je ne parviens pas à reconnaître.
« -Euhm, ouais, en effet… »

Pendant que je parle, je la vois à son tour scruter chacun des détails de mon anatomie, et si j’interprète correctement ses jeux entre ses lèvres et sa langue, ce qu’elle voit semble lui plaire.
« -Vous venez souvent ici ? » Sa voix est suave et douce, comme si elle tentait de contenir une guerre intestine entre l’ange et le démon qui sommeilleraient en elle. Le temps qu’elle prononce ces quatre mots, je l’observe plus en détails, et sa beauté me saute enfin aux yeux. Ces lèvres fines, ces yeux bleus d’où semblent émaner des étincelles, ce corps superbe : cette femme est magnifique. Je reprends alors une contenance.
« -Non. En fait, c’est la première fois que je viens. Et je ne compte pas m’éterniser…
-Hum, je vois… Moi non plus… » Elle hésite quelques secondes, se mord la lèvre supérieure avec un regard mutin, puis continue « Si vous voulez, j’ai une excellente vodka chez moi… Et ensuite, on pourrait sortir… » Elle se lève alors et semble comme m’inviter à faire de même.
D’abord surpris par cette proposition aussi soudaine que visiblement intéressée, je me dis que je n’ai rien d’autre à faire, que cette fille est superbe, et que tout peut arriver. Je passe la main dans mes cheveux, remets ma chemise en place et vérifie discrètement les fesses de la fille. Je me laisse alors convaincre…

 

SexyBack


Après un court passage chez Alicia (mais ce n’est peut-être pas son vrai prénom) où nous avons effectivement bu de cette excellente vodka dont elle m’avait parlé, et où j’ai appris qu’elle travaillait comme secrétaire dans une fac de la ville (je savais que j’aurais du continuer mes études), nous voici au « EasyMessy », une boîte qui, selon les dires d’Alicia, « respire particulièrement l’influx sexuel », remarque à laquelle je ne comprends d’abord pas grand-chose, mais qui prend tout son sens une fois à l’intérieur.

Les rares lumières qui éclairent l’intérieur de la boîte sont parfois aveuglantes, parfois apaisantes, et, couplées à la musique excitante et aux basses qui vous vrillent la colonne vertébrale, donnent l’impression d’être au milieu d’un gigantesque orgasme.
Je perds rapidement Alicia de vue et me retrouve plongé au cœur de la boîte. Les gens autour de moi s’agitent avec une évidente envie de terminer la soirée accompagnée, et quand j’ai ingurgité cette ambiance, je me mets à danser frénétiquement avec une fille que je viens de remarquer et qui ne me semble pas inconnue. Mais bientôt, c’est Alicia qui me retrouve et nous sommes obligés de crier pour nous comprendre.
« -He bien, tu prends vite tes marques. Et tu ne perds pas de temps pour me remplacer…
-Hum, jalouse ?
-Peut-être… »
Elle se rapproche alors de moi, pose sa main à la cambrure de mon dos et commence à bouger en rythme en face de moi. Emporté par la musique, je l’accompagne, attrape d’abord ses épaules, puis son dos, et enfin ses fesses, et nous voilà entraînés dans un ballet érotique. Nos corps semblent parfois se mélanger et nos déhanchements passent parfois plus pour des simulacres de pénétrations que pour des pas de danse conventionnels.

La musique se fait de plus en plus lancinante, les paroles des chansons s’impriment dans nos têtes et nous ne pouvons nous arrêter, comme possédés. Alicia jette parfois violemment sa tête en arrière, faisant danser ses longs cheveux blonds tandis que j’amène mon visage au creux de son cou puis vers sa bouche pour lui lécher délicatement la commissure des lèvres.
Autour de nous, les gens semblent indifférents, mais je ne manque pas de percevoir les regards envieux de la plupart des autres mecs présents.
Puis la musique perd en intensité et nous décidons d’aller nous asseoir quelques instants, comme pour un débriefing de ce que nous venons de partager.

SexyLadies/Let me talk to you

Alicia s’installe dans un sofa situé assez loin de la piste pour nous permettre de discuter sans avoir à nous hurler dans l’oreille. Je la suis d’abord du regard puis emboîte ses pas en m’asseyant calmement à ses côtés.
Nous ne nous parlons d’abord pas. Nous ne nous jetons même pas un regard. Les yeux tournés vers la piste de danse, je repense à ces moments que nous venons de vivre. Leur intensité me revient en mémoire et me fait presque frissonner. J’essaie de me rappeler si j’ai déjà vécu quelque chose de comparable, et le souvenir d’une certaine Julia remonte en moi violemment, comme un coup de poignard dans le dos. Est-ce que j’ai toujours son numéro… ?

Mais je n’ai pas le temps d’y penser plus longtemps puisqu’ Alicia s’adresse à moi, le regard toujours ailleurs.
« -Mmm… Tu l’as senti aussi ? »
Si elle parle de cette espèce d’onde ou de vibration qui nous a parcouru, bien sûr que j’y ai eu droit aussi… Mais elle n’a pas besoin de le savoir… Pas encore…
« -De quoi tu parles… ? »
Elle se tourne alors vers moi, le regard incendiaire, comme si c’était la première fois que quelqu’un semblait lui résister. Mais peut-être était-ce bien une nouveauté pour elle. Ses yeux semblent lancer des éclairs, et comme je n’ai pas envie de finir foudroyer je change de tactique.
« -Evidemment… C’était comme… Comme l’explosion qui suit un fix… »
Je scrute son regard mais elle ne cille pas.
« -Et c’était… très agréable… »
Elle sourit. Elle paraît satisfaite. Comblée presque. Peut-être qu’elle ne cherchait en fait que cette excitation passagère, ce plaisir fugace que nous avons pu éprouvé sur la piste.

Elle se lève. Sans doute pour ne plus revenir.
« -Je vais nous chercher à boire. Laisse tomber la bière, je t’amène autre chose. »
Je l’observe s’éloigner. Juste avant d’arriver au bar, elle se retourne vers moi pour me jeter un coup d’œil. Peut-être pour vérifier que ce n’est pas moi qui m’enfuis.
Pendant qu’elle commande, je tente de faire le vide en moi. Tout s’est enchaîné tellement rapidement ce soir que mon esprit est embrumé. Mais je ne peux nier ce que j’ai ressenti tout à l’heure. C’est peut-être ça qu’on appelle le feeling. Ou même le coup de foudre… ?
Alicia est de retour, dépose mon verre en face de moi et se rassoit, cette fois juste à mes côtés.
« -Gin fizz. dit-elle en désignant mon verre.
-Et pour toi ?
-Whisky. On the rocks. »
J’approche le verre de mes lèvres, bois une gorgée, puis une autre, laisse l’alcool se frotter à ma langue, puis descendre dans mon œsophage. Pendant ce temps, nous nous regardons. La dualité de son visage m’apparaît alors, mélange inattendu de fragilité et d’un sourire mutin.
« -Est-ce que tu crois… Oh, c’est ridicule… hésite-t-elle.
-Vas-y, continue.
-Hum… Est-ce que tu penses que… l’on va se revoir. Après ce soir. »
Je lève les yeux vers elle et mon regard rencontre le sien. Je peux voir qu’elle est sincère. Qu’elle espère vraiment que cette soirée ne sera pas la seule.
A son tour, elle boit une grande gorgée de son whisky.
« -Ce n’est pas impossible… » dis-je en souriant.
Elle baisse les yeux, puis relève la tête. Son expression a encore changé. Elle paraît comme rassurée.

La soirée se poursuit sur le même mode. Après avoir tous les deux baissé nos gardes, la conversation s’oriente vers des sujets plus personnels, et nous apprenons rapidement à nous connaître. Elle me confie que son premier amour – au lycée – l’a quittée pour une autre à quelques jours de la date anniversaire de leur rencontre, et que cette expérience l’a plutôt amenée à être méfiante, pour ne pas souffrir. Les confessions s’enchaînent, et quand la musique diminue dans le club, pour finalement s’arrêter, nous nous embrassons longuement, comme possédés l’un par l’autre.


My Love

C’est bizarre. Je crois n’avoir jamais ressenti de vrais sentiments pour personne jusqu’ici. Mis à part ma mère, évidemment.
Je ne sais pas si j’en étais incapable, où si personne que j’ai rencontré n’en valait la peine, mais ni mes « amis », ni mes compagnes ne m’ont inspiré assez de sympathie, de désir ou d’affection pour que je daigne lâcher du lest au niveau émotionnel.

 Et Alicia a débarqué. Violemment. Sans prévenir, et sans que je ne m’y attende une seule seconde.
Après l’avoir rencontrée, je me suis dit qu’elle était plutôt canon, et qu’elle allait être une nouvelle prise de choix pour moi. Je me suis alors laissé prendre au jeu, comme d’habitude, en me disant que j’avais le contrôle.
Mais elle m’a fait perdre cette assurance que j’avais. Elle m’a mené vers un terrain que je ne connaissais pas, celui des sentiments.

 
Aujourd’hui, quand je pense, à elle, j’ai les yeux qui pétillent. Je tremble aussi, presque imperceptiblement, mais je tremble néanmoins. Elle me fait me sentir bien. Non, pas seulement bien : mieux.
Mais de ce fait, j’ai aujourd’hui un autre problème : la peur de la perdre. Tout s’est passé si vite entre nous que j’ai une effroyable terreur que tout s’arrête aussi facilement.
Elle me prend la nuit, me réveille, me fait me tordre de douleur dans mon lit quand elle n’est pas près de moi. Et je n’imagine pas ce que le fait de ne plus l’avoir avec moi pourrait être…

 Je me sens à la fois si faible, comme à sa merci, mais également si fort, si regonflé par me sentiments que je ferais n’importe quoi pour elle, pour lui prouver ce que je ressens.
Alors chaque jour, j’écris. Parfois un petit peu, parfois un peu plus. Une chanson. Je compose aussi la musique. Enfin j’essaie. Parce que je ne saurais trouver une autre manière de lui montrer ce qu’elle représente pour moi.
Ce ne sera certainement pas parfait, et ça ne fera assurément pas un tube. Mais ce sera de ma part, pour elle.
Elle qui change ma façon de voir les choses. Elle qui m’a en somme conquis au premier regard. Elle qui me fait ressentir des choses que je croyais ne jamais pouvoir éprouver.
Elle… que j’aime…

What goes around... Comes around

Qu’est-ce que j’ai bien pu faire ? Qu’est-ce qui a pu la mener à ça ? Où est-ce que j’ai fait une erreur… ?

Oh, évidemment, je n’ai pas été parfait.
Il y a eu des regards échangés avec d’autres femmes, au travail, dans la rue, dans des cafés… Mais ça ne semblait pas la déranger tant que ça, et elle semblait même contente de voir une sorte de jalousie sur le visage de celles qui me regardaient. J’avais parfois l’impression que son amour, sa passion se nourrissaient de ça, du fait que je sois un objet de désir, pour elle mais aussi pour les autres. Et aussi du fait, bien sûr, que finalement, je n’étais qu’à elle.
Je n’étais pas non plus le maître de maison exemplaire. Comme tous les hommes, mon bordélisme prenait parfois le dessus sur mon envie de bien faire, et la salle de bains pouvait prendre des airs de souk marocains quand je cherchais en vain mon dernier boxer propre. Ou quand, après une journée de travail, je prenais un long bain et que j’inondais plus ou moins une grande partie de l’appartement.
J’en viens même à me demander si j’étais si loin de l’amant idéal. Lui demandais-je trop ? N’étais-je pas assez performant ? Elle n’a pourtant jamais manifesté son mécontentement. A ce sujet tout du moins.

Alors quoi ? Qu’est-ce qui l’a menée dans les bras d’un autre ? Je ne sais même pas qui il est, et je n’ai aucune envie de le savoir.
Ce que je veux comprendre en revanche, c’est l’enchaînement des évènements qui nous ont conduits à notre situation. A notre séparation.
Mais je crois que désormais elle comprend ce que j’ai ressenti. Parce qu’à son tour, il se joue d’elle. Il lui ment. Il la fait pleurer. Et la voilà seule.

J’ai parfois envie de l’appeler. Juste pour savoir comment elle va. Mais je suis tiraillé entre un désir de tout recommencer avec elle, et celui de lui hurler à la figure tout ce que j’ai pu avoir envie de lui dire après qu’elle m’ait annoncé qu’elle partait. Ce n’est même plus un dilemme, c’est une guerre qui se joue en moi. Une guerre froide, figée, où aucun camp n’avance de pion pour faire basculer les choses. Parce que je suis désormais perdu.
Elle m’a appelé. Elle m’a dit qu’elle regrettait, qu’elle voudrait tant que tout redevienne comme avant.
Mais c’est elle qui a brisé ce que l’on avait, ce que l’on chérissait, ce qui a disparu presque aussi rapidement qu’il est arrivé.

Alors quoi ? Qu’est-ce que je dois faire ? J’ai toujours eu du mal à pardonner, à qui que ce soit. Même sans ressentir de sentiments, la trahison est difficile à encaisser. Elle frappe l’égo. Les soupçons le martèlent d’abord de petits coups secs, et quand le pot-aux-roses est découvert, c’est un direct en plein visage qui vous atteint et vous met K.O. Et quand vous vous relevez, vous n’avez plus envie de combattre. Plus jamais. Plus avec cette personne.

 Malgré tout, je ne peux oublier les moments que nous avons partagés. Ils font, en partie, celui que je suis aujourd’hui. Elle sera toujours comme une parcelle de mon être, que j’aurais égaré quelque part. Mais sans doute plus jamais de la même façon.

Summer Love

On entend beaucoup qu’en été, les hormones sont en folie, et que, inévitablement, les rencontres se font plus facilement.
Je pense plutôt que ce sont les minijupes, les débardeurs et les torses nus qui mettent les hormones en ébullition, mais en y réfléchissant bien, c’est un peu la même chose.

Toujours est-il que ce constat s’est vérifié pour moi.
Après avoir trop souffert – car c’était la première fois, et les premières fois sont toujours douloureuses – j’ai essayé de me faire une raison. Je ne devais ni continuer à pleurer sur mon sort, ni sur celui d’Alicia, ni même tenter d’imaginer ce que l’on pourrait être en train de vivre. Alors je suis parti en vacances. Une semaine au Mexique, à boire des tequilas, à me balader à l’ombre d’un sombrero et à espérer ne pas mourir sous la chaleur écrasante de l’été.

Et puis un car de vacanciers est arrivé, avec à son bord Caitlin.
Elle était en vacances. Elle venait du sud du pays. Brune, les cheveux longs, des yeux noirs qui ajoutaient au mystère que constituait son expression de visage favorite que j’ai rapidement qualifiée de « bouddha fâché ». Et aussi, peut-être surtout, je voulais me sortir Alicia de la tête.
Et comme une réminiscence de celle-ci, la rencontre s’est encore effectuée dans un bar. Sur la terrasse cette fois. Et c’est moi qui suis allé vers elle.
Je me suis installé à sa table, et après l’avoir visiblement contrariée, j’ai réussi à lui décrocher un sourire, puis la conversation s’est poursuivie, le courant est passé et arriva ce qui devait arriver.

Je suis bien avec elle. J’aime son sourire, j’aime sa voix, j’aime quand elle me caresse le dos le matin pour me réveiller, j’aime l’odeur de son shampooing quand elle sort de la douche…
J’ai parfois, de plus en plus, l’impression que je deviens accro. Au début, je me disais que je jouais le jeu, plus pour me permettre d’oublier Alicia que dans l’espoir de retrouver une relation sérieuse.
Mais je me rends compte que je me remets à sourire sincèrement, que mon enthousiasme n’a pas été aussi haut depuis un bon moment, et surtout qu’elle aussi semble tenir à moi. Et ça, ça devient inestimable de nos jours.
Je ne la connais pourtant pas vraiment. Vendeuse dans un magasin de fringues, en attendant de trouver mieux grâce à son diplôme en sociologie – quelle connerie – elle est la dernière d’une famille de quatre enfants, sa mère les ayant élevés seule après le décès de son père quand elle avait deux ans. Et un cœur meurtri, pansé, et aujourd’hui, j’espère, récompensé.

Quand elle me tient par la main, j’ai l’impression d’exister à nouveau. Comme si je ne parvenais désormais à me sentir en vie que par rapport à quelqu’un d’autre.
C’est sans doute l’héritage d’Alicia. Et c’est ce qui me fait encore douter de moi, de mes sentiments, de ce que je vis…

Losing My Way

Je me laisse retomber dans le fauteuil, la tête en arrière, les yeux presque révulsés, un sentiment de puissance et de perte de contrôle s’emparant de moi.

Derek se rapproche du petit tas de poudre blanche, se prépare une énorme ligne qu’il sniffe rapidement et se retrouve alors dans la même position que moi.
Nous avons déjà passé plusieurs dizaines de minutes à nous enfiler la coke que Derek m’a procuré, et je me sens maintenant totalement ailleurs, perdu, comme si j’avais… disparu.

J’ai tout gâché. Trois semaines après ma rencontre avec Caitlin, j’ai décidé d’arrêter de me mentir, et de lui mentir également.
J’étais toujours amoureux d’Alicia. Je le suis peut-être encore aujourd’hui d’ailleurs. En tout cas je le crois…
J’ai tout perdu. Il y a quelques semaines, alors que j’étais invité chez un ami, on m’a présenté Derek. Depuis, il est devenu mon dealer, et moi un de ses meilleurs clients. Et tout autour de moi s’est effondré : les « amis » que je croyais avoir se sont éloignés, mes dettes se sont accumulées et je ne suis désormais plus que l’ombre de moi-même. Mon côté obscur. Ma face cachée, dévoilée au grand jour.

Après plusieurs longues journées à errer chez moi, sans savoir quoi faire, vidé, comme si mon âme s’était échappée, j’ai décidé de tenter de reprendre les choses en main.
J’ai alors repris contact avec Alicia. D’abord parce que je l’aimais. Ensuite parce qu’elle était la seule personne que j’ai jamais aimé, la seule à qui j’ai jamais fait totalement confiance. La seule que je connaissais, en fait.
Elle a accepté mon invitation, et nous nous sommes revus. Une seule et unique fois. Dans un snack du centre-ville.
Nous avons d’abord discuté de nos vies, de ce que l’on devenait. Puis je me suis mis à pleurer, comme cela m’arrive de plus en plus souvent désormais. Elle a alors vu ce que j’étais devenu, et elle est partie en me disant qu’elle ne voulait plus jamais me revoir. Et j’ai continué à pleurer. Non pas parce que j’étais triste, mais parce que je ne savais pas quoi faire d’autre.

Je ne suis plus certain de ce que je ressens pour elle. Je crois que cela ressemble à une sorte d’empathie mêlée à de la tendresse, avec un peu de terreur. Ou peut-être tout simplement que cette peur maladive que j’éprouve ne vient que de moi. Du fait que je sois conscient de ce que je suis désormais, et que pour rien au monde, si l’occasion m’était donnée, je ne referais ce que j’ai pu faire. Mais il est maintenant trop tard. Et la seule chose qui me paraît sensée à faire est de me pencher vers la table, un billet de cinq roulé et collé contre ma narine, et d’aspirer la ligne que Derek vient de préparer pour moi. Parce que c’était peut-être comme ça que tout devait se conclure.

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09 juillet 2007

"J'ai tué Dieu"

Coucou!!!

Hop, comme en ce moment je suis inspiré, je me suis remis à l'écriture! Alors voici un petit one shot écrit pour un concours, sur le thème "J'ai tué Dieu".
Enjoy (hope so...)^^!

Partout autour de moi les gens dansent, sans que je ne parvienne à percevoir distinctement leurs silhouettes. Je tente de traverser le salon sans me cogner à ceux qui bouge en rythme sur la musique qui nous parvient de je ne sais où. Je croise une fille qui s’arrête face à moi, me saisit le cou et m’embrasse à pleine bouche, puis me laisse partir en me gratifiant d’un clin d’œil. Et même si j’ai l’impression de ne rien comprendre à ce qu’il se passe, je trouve ça plutôt très agréable.
Comme en apesanteur, j’ai la sensation de planer au-dessus du sol, et un sentiment de liberté s’empare bientôt de moi. Je porte à ma bouche le verre que j’ai à la main et que je n’avais pas encore remarqué, et je fais glisser doucement le liquide dans ma gorge. J’avale ce qui me semble être un mélange de vodka et de jus d’orange, avec un autre ingrédient que je ne parviens pas à identifier, et je sens alors une douce chaleur envahir tout mon corps, de mon ventre, jusqu’à mon visage ou mes jambes. Ma vue est presque complètement brouillée, mais les couleurs que je distingue sont douces et rassurantes, les images qui s’impriment dans ma tête me semblent parfaites, et quand je m’assois dans un fauteuil que j’ai finalement réussi à atteindre, j’ai l’impression de n’avoir jamais été aussi bien.

Puis un changement de décor s’amorce. Je suis assis au sommet d’une gigantesque falaise, avec un parachute accroché sur le dos. Le vent souffle doucement et fait voleter quelques mèches de mes cheveux. Je lève les yeux au ciel et tente de regarder le soleil mais ne parviens pas à le trouver, malgré sa présence évidente marquée par la chaleur agréable et la luminosité parfaite qui enveloppent la scène. Je me lève alors, profitant de ces instants presque magiques, puis je décroche le parachute et saute dans le vide.
Je me rapproche alors du sol à une allure vertigineuse, le vent venant cette fois violemment fouetter mon visage, mais créant également une sorte de cocon protecteur, rassurant, me permettant de profiter de ces instants de chute libre. J’ouvre les yeux aussi grands que possible. Les rochers au sol, les quelques arbres du désert, tout ce qui me paraissait il y a quelques secondes à des kilomètres de moi semble soudain à portée de main. L’adrénaline coule désormais à flot dans tout mon organisme, envahissant mon cerveau, me procurant une sensation de bien-être sans commune mesure. Je ferme les yeux.

Me voilà désormais au beau milieu d’une orgie romaine. Des dizaines de femmes vêtues de toges quelles quittent rapidement pour aller se coucher sur des divans passent devant moi et des esclaves enchaînés les uns aux autres et tenus en laisse par un homme d’un certain âge défilent au milieu de la domus dans laquelle je me trouve.
A mon tour, je me trouve une place sur une banquette rouge sang, quand un jeune homme grand, brun, assez mince, sûrement un autre esclave, se penche face à moi, soulève ma toge et commence à me masturber. D’abord presque surpris, je le laisse faire alors que les va-et-vient qu’il imprime à mon sexe se font plus rapides. Je saisis une grappe de raisin posée dans une coupelle sur une commode en bronze à côté de moi et le jeune esclave commence à me faire une fellation. Mon sexe est désormais tout entier dans sa bouche, et alors qu’il l’avale goulûment, je balance ma tête en arrière et avale un grain de raisin en poussant un gémissement de plaisir. L’esclave, silencieux mis à part les bruits de succions qu’il produit en fourrant mon pénis dans sa bouche, reste impassible. Bientôt, une jeune femme à moitié nue se présente à moi, prends mes mains et les pose sur ses seins que je commence à caresser alors qu’elle ferme les yeux. Elle se met à se mordre la lèvre supérieure quand je remarque une autre femme, dissimulée sous la robe de la première, visiblement en train de jouer avec son clitoris que j’imagine désormais gorgé de sang. De plus en plus excité, je sens mon sexe en érection et dur comme le fer aller et venir dans la bouche de l’esclave jusqu’au moment où je jouis, éclaboussant son visage de mon sperme, lui continuant de sucer mon sexe, désormais douloureux, mais le plaisir s’insinue alors dans tout le reste de mon corps et je le laisse faire.

Je repousse mon adversaire dans les cordes et je l’atteins à la pommette droite par un direct qu’il ne peut éviter. Quelque peu sonné mais toujours alerte, il évite mon crochet du droit en bondissant rapidement sur sa gauche et m’atteint au corps. Je recule d’un pas et, alors qu’il croyait que j’allais lui laisser un moment pour reprendre ses esprits, je me rue sur lui et enchaîne les coups : direct du gauche, du droit, feinte de corps puis uppercut qui l’atteint au menton. Cette fois, il semble désorienté et se jette sur moi pour m’empêcher de continuer à le marteler de coups. L’arbitre se rapproche alors et nous oblige à nous séparer. Nous reprenons nos distances et alors que je m’apprête à retourner au combat, le gong retentit et nous retournons dans nos coins respectifs.
Mon soigneur n’a pas beaucoup de travail à faire – une légère contusion au menton et une petite coupure à la lèvre inférieure – et je n’écoute même pas les conseils de mon coach, les yeux toujours rivés sur mon adversaire. Quand le gong annonçant la reprise retentit, je suis déjà debout, les poings serrés et déterminés à faire voir des milliers d’étoiles à mon adversaire.
Il semble avoir récupéré et me surprend par une série de jabs très rapides qui n’atteignent que ma garde. Il entreprend de se rapprocher mais je recule en sautillant, souple sur mes jambes et ma garde toujours en place. Puis je décide de le laisser venir. Il exécute de petits pas vers l’avant et quand je suis à distance, il commence à soulever son bras droit pour un crochet, mais il n’a pas le temps de finir son geste puisque mon attaque a été la plus rapide. Mon direct a transpercé sa défense et le voila qui titube après avoir été lourdement touché au menton. Je me rapproche à mon tour, feinte sur le côté et lui assène un violent crochet du droit, puis, comme traversé d’un violent flot d’adrénaline, un direct surpuissant et il s’écroule finalement, inerte.

Je récupère mes esprits, tente de relever ma tête qui me paraît peser une tonne mais ne parviens pas à rouvrir les yeux. Avachi dans un canapé de l’appartement d’Ethan, je l’entends discuter avec une fille, probablement une autre cliente. Il revient vers moi.
« -Alors Vince, comment était le voyage ?  » Je l’entends sourire.
« -Wouaw, bordel… Plutôt percutant… Mais… dingue quoi… »
Je parviens à me redresser, ouvre difficilement mes paupières et le regarde.
« -Comment t’appelles cette merde que tu m’as filé ?  je demande, le sourire aux lèvres.
-Hé hé, visiblement ça t’a plu… Retiens ce nom si tu veux refaire un p’tit tour : « J’ai tué Dieu » » .

Posté par chassin à 22:10 - "Ecrits" - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 mars 2007

"Bye Sue"

Les premières mouches sont arrivées à l'appart, ça veut donc dire (non pas qu'un cadavre est en décomposition sous mon bureau) (quoique) que le beau temps est de retour! L'été (enfin d'abord le printemps, on verra après) arrive les enfants! Préparez-vous! Urgh...

Bref. Petit texte écrit dans l'aprem, en amuse-gueule de mon commentaire de litté sur Tender is the Night. Sans queue ni tête (enfin quand même un peu si) mais ça fait du bien d'écrire un peu, surtout que j'en avais besoin.
La première phrase est tirée des "Lois de l'attraction" de Bret Easton Ellis, puisque j'ai suivi le conseil d'un ami en prenant une phrase au hasard et en me forçant à écrire dessus.
Enjoy (I hope so...)!


Quand je lui demande où est Victor, elle me répond « Mort. ».
J’avais toujours plus ou moins su que ça finirait comme ça. Comme ça ou avec une balle dans la tête pour elle et moi.
Sortir avec une schizophrène bourrée de coke la moitié du temps, passant le reste de ses journées à regarder des films pornos en hindou n’avait sans doute pas été la meilleure idée que j’avais eu. Mais en fait, c’était la seule depuis un bon paquet d’année. Je n’avais donc pas l’intention de la laisser tomber.
Sue se lève du lit sur lequel elle était couchée depuis une heure (une journée ?)  et commence à marcher vers la porte.
« -Tu vas où ? » je lui demande. Je ne reçois pour toute réponse qu’une infime quantité de sa salive que j’évite par précaution – on ne sait jamais - en m’écartant de son jet. Elle lève les yeux vers moi, me sourit béatement et sort de mon appartement.
Je reste de longues minutes debout, à contempler son crachat presque immaculé – de légères traces de sang y demeurent – avant de me décider à sortir à mon tour.
Dans la rue, je suis d’abord ébloui par le soleil du mois de juin qui brille haut dans le ciel. Après avoir passé trois jours enfermé dans mon appartement, mes yeux ont besoin de plusieurs minutes pour s’habituer à la violence des rayons de l’astre solaire. Quand j’ai enfin repris mes esprits, je me dirige dans un bar où j’ai donné rendez-vous à Clay pour discuter. De choses et d’autres.
J’attends trois quart d’heure, et quand je comprends que Clay ne viendra pas – peut-être ne l’ai-je en fait même pas invité – je me lève, paie mon Perrier et me retrouve dans la foule. Il est près de seize heures, et je me dis que je devrais peut-être aller voir comment vont mes affaires. Je hèle un taxi qui m’emmène en quelques minutes au restaurant qui couvre mes affaires. Dans l’arrière-cuisine, je trouve Cylia, ma petite sœur, en train de jouer avec un rasoir, Trey, son petit ami et accessoirement mon bras droit, qui compte des liasses de billets. Mais pas de trace de Sue. Je leur demande s’ils auraient entendu quelque chose à son sujet. Cylia lève à peine les yeux pour me signifier que non, et qu’elle n’a de toute façon rien à foutre de cette connasse – je sais qu’elle aurait dit ça si elle pouvait encore parler – et Trey se lève, me prend par les épaules et m’emmène vers une salle située plus au fond encore du restaurant.
Je ne dis rien, me contente de me laisser faire, et je m’assois sur la chaise qu’il me désigne.
« -Ecoute Allan, Sue a trop déconné ces derniers temps…
-Victor était une petite enflure. Un connard. Un fouille-merde. Elle a eu raison.
-Je sais, je sais. C’est pas de ça que je veux te parler. »
Je me repositionne sur ma chaise, croise les jambes, prends un air inquisiteur et l’écoute à nouveau.
« -Depuis quelques temps, Cylia et moi avons demandé à Nils de suivre Sue…
-Et depuis quand tu prends des décisions sans m’en demander la permission ?  »
Je dis ça avec tellement de détachement que Trey ne prend même pas la peine de s’expliquer.
« -Et il a découvert qu’elle passait pas mal de temps dans une salle de jeu, dans les quartiers Est de la ville. Une salle qui ne nous appartient pas. Une salle qui est aux mains…
-… des Nines, merci, je connais la situation de cette putain de ville. Et alors quoi ? Elle achète sa coke chez eux ? Tant mieux, ça lui évitera de nous sniffer notre marchandise.
-Je crois que tu ne saisis pas bien ce qu’il se passe Allan.
-J’ai très bien compris. Ce qu’il se passe, c’est que ma petite sœur et son enfoiré de petit copain me prennent pour un truffon, et que j’aime pas trop ça. »
Je me lève alors, retourne dans l’autre salle, arrache le rasoir des mains de Cylia et me tire sans autre explication.
Je rentre à pied à mon appartement, prend une douche, me couche pendant quelques heures. Quand je me réveille, Sue est couchée à mes côtés. Une flaque de sang séché tâche les draps. Je m’assois sur le bord du lit, et la regarde dormir. Quand elle se réveille, elle se frotte le nez, balance un « Putain… » désinvolte et me repère enfin. Je lui adresse un sourire qu’elle me rend, puis je sors le flingue que je cachais entre mes jambes, le lui carre entre les deux yeux et tire. Deux fois. Les détonations résonnent quelques secondes dans la chambre, et visiblement dans tout l’immeuble, à en croire les cris affolés de mes voisins. Je vais devoir reprendre une douche.
Et avoir une autre idée…

Posté par chassin à 18:34 - "Ecrits" - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 novembre 2006

Comme un souffle...

« Haletant, le front couvert de sueur, les yeux presque révulsés, je ne peux que constater les dégâts. »

Je me déplace aussi vite que je le peux à travers la pièce. Mes jambes commencent déjà à me faire souffrir, mais je ne peux pas, je ne dois pas abandonner. Alors le cerveau prend le relais et leur ordonne de continuer.
Les ombres continuent d’apparaître, plus nombreuses à chaque instant, et je tente, en vain semble-t-il, de les faire disparaître.
Je m’arrête une seconde alors que le calme semble être revenu. Mais quand je suis prêt à relâcher mon attention, une nouvelle silhouette grise apparaît suivie de plusieurs autres, et je dois reprendre ma lutte, mon combat face à ces entités immatérielles qui m’assaillent.
Car dans le cas contraire, je n’aurai qu’à me laisser mourir. Les laisser arriver à leurs fins ne signifierait rien d’autre que de périr, et je ne suis pas préparé à cela.
Alors je serre les dents, les poings, et je me replace face à ces ombres qui me narguent, qui jouent presque avec moi comme avec une marionnette.
Mais si pour elles tout ceci n’est qu’un amusement, pour moi cela revêt une toute autre importance qui trahit mes faiblesses.
Alors que je suis sur le point d’en chasser une nouvelle, une autre silhouette qui était demeurée cachée dans les ténèbres révèle sa présence. Mais je ne serai pas capable de l’empêcher d’agir. Péniblement, j’esquisse un geste en sa direction mais c’est déjà trop tard.
Je me tourne vers la bougie, vers sa faible lueur, vers cette flamme qui symbolisait ma vie, ou plutôt ma raison de vivre.
L’ombre l’a enveloppée de son voile opaque, et alors qu’elle s’en va, satisfaite, la mèche de la bougie est éteinte, et seules quelques légères volutes de fumée continuent de me narguer.
Bientôt, les ténèbres se font dans la pièce, comme dans mon esprit et dans mon cœur.
Haletant, le front couvert de sueur, les yeux presque révulsés, je ne peux que constater les dégâts.
L’ombre a tout emporté, telle une tornade ravageant tout sur son passage.
Je m’éteins avec ma bougie et mes yeux se ferment, comme un livre qui n’aurait pas de fin.

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25 août 2006

Un choix difficile

Zoup, encore un petit truc (enfin assez gros là en fait lol) écrit ya un petit moment... Merci à Kunkounet pour l'inspiration^^.



°°°Drapé de blanc, la lettre « B » imprimée en caractère celte sur son dos, le visage recouvert par sa tunique couleur de clarté, il reste un instant immobile, comme attendant quelque chose… ou quelqu’un. Ses larges épaules laissent transparaître une imposante carrure mais son allure respire la félinité et les quelques mouvements qu’il esquisse sont précis, comme calculés.

La pièce dans laquelle il se trouve ressemble à une immense salle de réception. Sur les murs sont accrochées des tapisseries rouge et or, séparées par des miroirs démesurés. Un énorme lustre en cristal est suspendu au plafond, éclairant presque jusqu’à l’aveuglement du centre de la salle jusqu’à ses extrémités. Celle-ci est dépourvue de quelque meuble ou instrument que ce soit si ce n’est une immense table en bois située en plein milieu de la pièce, recouverte d’une nappe blanche et noire.

Soudain, le silence jusqu’ici présent est rompu par un tintement. Il ne parvient pas sur l’instant à discerner d’où provient le bruit qui a troublé la sérénité qui régnait jusqu’ici, mais il ne semble pourtant pas surpris. Toujours immobile, il observe son reflet dans l’un des innombrables miroirs qui habillent la pièce, souriant avec un air mutin.

Au bout de quelques secondes, il tourne la tête, toujours dissimulée sous son habit de lumière éclatant, et se fixe face à ce qui a dérangé l’ambiance tranquille mais néanmoins pesante qui dominait.

Et il le voit. La lettre « M » présente le long de son échine, elle aussi caractérisé par son style, le rend quelque peu semblable à son vis-à-vis Un long manteau sombre pour tout vêtement, le visage lui aussi couvert par un voile cette fois noir. D’apparence plus frêle que son compagnon d’infortune, l’assurance qui se dégage des quelques mouvements qu’il esquisse lui confère malgré tout une impression de force et de détermination. En faisant quelques pas, il se retrouve face au « B ». Sans mot dire, il le détaille lentement. Et « B » fait de même.

Le silence auparavant apaisant qui demeurait dans ce lieu paraissant hors du temps devient alors aussi lourd que le fardeau que semble porter les deux protagonistes sur leurs épaules.

Il est bientôt rompu par la voix caverneuse du sombre personnage qui s’adresse à son semble-t-il opposant :

« - Cela faisait longtemps Milar…

-En effet Baltus… Peut-être trop longtemps même.

-Ne dis pas cela. Tu sais très bien comment se terminent chacun de nos rencontres.

-Je le sais et c’est bien ce qui me fait me languir de celles-ci quand elles sont trop éloignées dans le temps… »

Situés chacun d’un côté de l’immense table trônant au centre de la pièce, ils amorcent chacun un déplacement sur la gauche, conservant la distance les séparant.

S’observant sans discontinuer, le visage tendu, les traits tirés, les deux protagonistes parcourent également la pièce des yeux, tentant d’appréhender l’environnement qui les entoure.

« -Qu’est-ce que tu penses de cette salle ?

-Pas mal… Pas très fonctionnelle, mais elle me plaît. »

Milar sourit :

« -Ne t’inquiète pas. De toute façon, ce ne sera pas long.

-Tu as raison. Je suis fatigué aujourd’hui. Essayons juste de ne pas casser cette splendide table.

-Promis, je t’achèverai loin d’elle.

-Je n’en espérais pas moins de toi cher ami. »

A ces mots, Milar, amorçant un geste lent mais maîtrisé de son bras gauche qu’il passe dans son dos, sort de celui-ci une immense faux. La lame, sculptée et ornée de runes, luit à la lumière intemporelle qui baigne la scène.

Face à lui, Baltus se tient encore immobile. Il disparaît soudain un instant mais réapparaît immédiatement face a Milar, cette fois armé d’un sabre, long et fin. Il sort doucement la lame de son fourreau et la serre enfin avec ses deux mains.

« -Tss… Toujours ce maudit coutelas.

-Tu ne le mépriseras plus ainsi lorsqu’il t’aura mis au tapis. N’oublie jamais qui l’a forgé…

-Je n’oublie pas que c’est celui qui est à l’origine de toutes les guerres.

-Jolie pirouette de langage, mais tout ne dépend pas de lui, et tu le sais aussi bien que moi.

-De qui cela dépend-il alors ? »

Sans répondre, Baltus abaisse la capuche qui recouvrait jusqu’ici son visage, découvrant son visage dur, comme marqué par le temps et ses cheveux blonds. Milar fait de même, ses traits fins et ses cheveux longs lui donnant une allure angélique. Les visages des deux protagonistes sont désormais affichés au grand jour et leurs regards emplis de concentration et de détermination ne font que renforcer le charisme et l’impression de puissance qui se dégage de ceux-ci.

Baltus entame alors un déplacement latéral en croisant ses appuis de manière à se retrouver peu à peu sur la gauche de Milar. Celui-ci demeure immobile, le regard toujours tourné vers la position qu’occupait précédemment son adversaire.

Soudain, l’assaut démarre. Baltus fond sur Milar et en quelques pas, il est déjà presque sur lui. Ce dernier effectue un rapide demi-tour et pare avec le manche de sa faux la frappe verticale qu’avait lancé Baltus. Celui-ci ne perd pas de temps et enchaîne presque immédiatement avec un coup horizontale destiné à l’abdomen de Milar, qu’il évite d’un pas de recul presque irréel tant sa rapidité étonne.

Milar, visiblement contrarié, semble décider de prendre les choses à son compte. Faisant tournoyer sa faux au-dessus de sa tête, il l’abat violemment vers le sol en direction de Baltus qui ne doit d’éviter ce coup qu’à ses réflexes surhumains. Puis, sur le visage de Milar, visiblement frustré d’avoir raté sa cible et de la longueur que commence à prendre le combat, apparaît une expression de fureur qui surprend Baltus. Juste le temps pour Milar de frapper à nouveau, cette fois latéralement, et de toucher son rival au flan.

Baltus encaisse le coup et son genou touche terre, marquant son épuisement naissant et la douleur qu’il ressent. Son visage est crispé, la souffrance naissant étant presque synonyme de défaite pour lui tant la violence et la concentration avec laquelle les deux protagonistes se battent rendent chaque coup encaissé décisif.

« -Je n’ai pas de temps à perdre cette fois…

-Je…

-Abandonne. Repousser l’échéance est vain, tu le sais très bien. Tu ne peux gagner à chaque fois.

-Aurais-tu peur… ?

-Peur ? De qui ? Ou de quoi ? »

Soudain, les ténèbres s’abattent sur les deux opposants. Le noir complet se fait et laisse Milar abasourdi. Cette extinction des feux est l’œuvre de Baltus.

Celui-ci réapparaît alors dans le dos de Milar et lui plante violement son sabre au niveau des reins, le transperçant de part en part. Le visage de ce dernier se crispe alors et il s’effondre lourdement sur le sol immaculé.

« -Quand commenceras-tu à me prendre au sérieux Milar? Ou plutôt devrais-je dire « Le Mal » ?°°°

 

 

-----Fins Alternatives-----

 

1-

Le roi se tourna vers son ministre, le visage convaincu et déterminé. Son devoir de souverain, l’autorité et la violence qui l’accompagnaient et qui devaient parfois guider sa conduite venait d’affronter en lui son cœur d’homme et sa bonté naturelle. Sa réflexion semblait avoir abouti et il allait ordonner à son fidèle conseiller.

« -Il est vrai que le sort de ces misérables paysans est entre mes mains… Laissons-les en paix, ma clémence leur est accordée pour cette fois. Qu’il en soit ainsi… »

 

 

2-

Patrick avait le visage fermé. Il savait que sa santé était en quelque sorte en jeu, et il n’aimait pas beaucoup plaisanter avec cela. Mais entre la douce raison qui lui indiquait de ne pas céder, et le vil et malfaisant plaisir qui lui tendait les bras, son cœur balançait. Finalement, il regarda sa femme et lui annonça sa décision :

« -Tu as raison. Je ne peux pas me le permettre. Bon, alors un Big Mac sans frites pour moi. »

Posté par chassin à 17:35 - "Ecrits" - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 août 2006

Conte d'une journée ordinaire

Hop, je ressors encore un truc de mes cartons lol... Mais j'aime bien, même si je n'en suis pas vraiment satisfait...




Lorsque la nuit se dessine devant nos yeux et que les étoiles se mettent doucement à briller face à nous, on imagine que tout s’arrête. Le temps se ralentit, les gens s’apaisent, plus rien ne semble pouvoir venir contrarier le rythme calme qui s’installe alors. Est-il illusoire de se dire que la même chose peut se passer lorsque l’on ferme les yeux ? Que d’un mouvement des paupières, tout ce qui nous entoure perd de son importance et ne devient que futilité par rapport à l’intensité de ce qui se passe en nous, dans notre esprit ? Les enfants ne pensent pas autrement : lorsqu’ils ferment les yeux, ils imaginent qu’on ne peut plus les voir. Simplement parce qu’eux ne nous voient plus. Ils font de même avec ce qui les entoure, ce qu’ils veulent éviter. Un enfant au sein d’un foyer où la mère est battue par son mari fermera instinctivement les yeux et se transportera d’un battement de cils dans un coin de son esprit aussi paisible qu’un champ de tournesols fouetté par le vent.

 

Enzo a envie de fermer les yeux. Parce que ce qui l’entoure le fatigue. Il n’en a pas peur. Si tel est le cas, il refuse de se l’avouer. Il en a juste assez. Assez de devoir subir, assez de se conformer à une idée du monde qui n’est pas forcément la sienne et qui le fait souffrir en silence, de telle manière qu’il apparaît impossible à quiconque de comprendre le vrai fond de sa douleur. Sans penser, sans projeter son esprit nulle part, Enzo marche dans la nuit qui l’enveloppe de son manteau nacré et de sa robe de ténèbres. Sous le ciel noir parsemé d’étincelles étoilées, il erre sans but au milieu de la foule de ce dimanche soir comme les autres. « Trop comme les autres. » pense Enzo.

 

Il n’a pas eu une vie difficile Enzo. Sans rentrer dans les détails, il est arrivé là où il est sans jamais forcé ses qualités ou son talent. Dotés de facilités intellectuelles et de capacités d’adaptation importantes, il a toujours tracé son chemin sans encombre. En apparence tout du moins. Car il suffit de creuser un peu, de gratter sous la carapace que s’est forgé Enzo pour se rendre compte que non, tout ne va pas bien pour lui.

 

Il a souvent eu envie de crier Enzo. Ce n’était pas les raisons qui lui manquaient. Au regard de sa situation, nombre de personnes l’auraient dans ce cas trouvé bien difficile. Mais ce qu’il vivait ne le contentait pas. Il avait beau avoir tout ou presque à portée de mains, ce qu’il voulait lui demeurait toujours inaccessible. Bien élevé, jeune homme modèle, dans un rang et un moule que rien ne dérangeait, il ne pouvait pas se plaindre. Même s’il adorait le faire, tout en riant. Mais ce qui l’importait, ce qui faisait qu’il ne se sentait pas à sa place dépassait les considérations matérielles propres à un grand nombre de personnes.

 

Il ne pleure pas Enzo. Ou en tout cas, ses yeux ne pleurent pas, eux. Car son cœur n’en peut plus de faire s’écouler les larmes de tout ce qu’il regrette, de tout ce qu’il a manqué, de tout ce qu’il considère comme un échec. C’est-à-dire sa vie entière. Là encore, il passerait pour un enfant gâté, aux yeux de beaucoup de gens. Mais il ne se plaint pas. Il se lamente. Il jette des coups d’œil sur son passé, sur ce qu’il a vécu, et lorsque son regard se porte à nouveau devant lui, sa vue est brouillée parce que les larmes qui lui montent aux yeux sont comme des filtres qui l’empêchent d’avancer, de tracer sa route, de dessiner sa vie telle qu’il voudrait la voir.

 

Il est aimé Enzo. Une famille aimante, même si les relations étaient parfois difficiles. Un cercle d’amis présents, plus ou moins selon ses hauts et ses bas. Qu’ils ne comprenaient pas. Mais comment auraient-ils pu ? Entouré, Enzo l’est. Compris, il l’espérait ; mais malheureusement, son espoir était vain. Par manque de volonté, d’amitié peut-être, Enzo ne le sait pas, on a jamais vraiment cherché à savoir ce qui n’allait pas dans cette tête plutôt bien pleine, plutôt bien faite, dans cette personnalité un peu atypique, parfois dérangeante aussi. Mais parfois Enzo se dit que c’est aussi bien ainsi. Pas parce qu’il n’aime pas parler de ça, non, Enzo pourrait déblatérer là-dessus des nuits entières. Mais plutôt parce qu’il a peur de ce qui pourrait ressortir de ces discussions. Peut-être même parce qu’il a peur de trouver ce qui ne va pas. Parce qu’il a peur que ça s’arrange.

 

Il est normal Enzo. Il l’était en tout cas. C’était même son but, d’être normal. D’être parfait même. Sans trop se fatiguer tout de même. Mais s’il pouvait coller à un modèle, il essayait. Jusqu’à un certain moment. Jusqu’à ce que cela ne lui plaise plus de jouer ce rôle. Alors il s’en est écrit un autre. Celui de celui qui est bizarre. Celui de celui qui ne fait rien comme les autres. Comme si ça allait lui donner un semblant de vie, de différence. Parce que c’est quelque chose qui lui fait peur à Enzo. Le fait de ressembler à tout le monde. Après avoir voulu être celui à qui tout le monde veut ressembler, avoir une identité originale et unique l’obsédait. L’obsède toujours. Alors Enzo parle. Parfois, souvent, pour ne rien dire, comme le ferait un schizophrène. Enzo jette des regards, vides, pleins d’étrangeté, comme pour se sentir exister. Mais Enzo se dit qu’en fait, ce n’est peut-être pas la bonne solution. Ses idées sur la vie n’ont jamais vraiment été les bonnes pourquoi celle-ci le serait. Mais malgré tout, il continue. Parce que depuis le temps, les gens commencent à le connaître ainsi. Parce qu’il a peur que s’il devenait quelqu’un d’autre, on ne s’intéresserait plus à lui. Parce qu’il a peur de qui il est. Parce qu’il ne le sait tout simplement pas.

 

Quand le jour se lève et que le soleil amorce sa lente ascension vers son zénith, on imagine que tout recommence. Les rayons du soleil qui irradient le ciel passent pour autant d’opportunités qui s’offrent à nous en ce nouveau jour. Lentement, notre regard qui s’était levé pour observer l’astre solaire faire son numéro redescend vers le sol, vers le commun des mortels. Et chacun espère que ce qu’il peut rêver se réalisera. Qu’il parviendra à la mettre en place, même si cela demande tout le travail du monde.

Mais pour ceux pour qui le jour qui se lève ne ressemble qu’à un ciel nuageux, même avec une situation rêvée, il leur manquera toujours quelque chose.

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