15 mars 2008
La nouvelle dont VOUS êtes le héros!
Je sais pas pourquoi j'ai pas posté ça avant... M'enfin mieux vaut tard que jamais!
Enjoy!
Chevalier des temps modernes, lecteur avisé, pourfendeur de violeurs et autres enculeurs de poules, vous vous lancez dans cette aventure qui va vous être narrée ? Alors attachez votre ceinture, faites une réserve de chips et de coca, débranchez le téléphone, tuez votre petite soeur et laissez-vous emportez dans le monde passionnant et trépidant et redondant (c’est pour la rime) de Gilbert, le postier de la rue Sainte Geneviève. Si si. Même qu’à partir de maintenant, Gilbert, c’est vous.
Munissez-vous d’un dé à six faces (bah oui, le hasard joue énormément dans notre vie. Preuve en sont les propos de Socrate qui, après un banquet bien arrosé, racontait à Platon ce mythe antique oublié mettant en scène Zeus et Arès, le Dieu des Dieux disant à son ami : « Saloperie de Poséidon ! Deux minutes de moins et c’est moi qui me la faisais la petite Aphrodite ! »), d’une feuille, d’un crayon (afin de noter votre progression, parce que je sais que ça risque d’être assez compliqué pour certains) et c’est parti.
Les évènements qui suivent se déroulent entre le moment où ils commencent et celui où ils finissent.
[1] Comme chaque matin (enfin comme chaque matin où vous allez au travail), vous vous levez de bonne heure. Sans réveiller votre femme (qui ne travaille pas et que vous avez parfois envie de tuer quand, alors que vous rentrez du boulot, éreinté, elle vous demande d’aller acheter du mou pour un chat que vous n’avez même pas) (allez comprendre), vous vous glissez rapidement hors du lit et vous dirigez vers la cuisine. Vous prenez un rapide petit déjeuner, faites un passage éclair dans la salle de bains (vous et l’hygiène ne sont pas bons copains depuis que vous avez failli vous noyer dans votre baignoire quand vous aviez quatre ans) puis vous vous posez devant votre armoire pour choisir vos vêtements pour la journée.
- Si vous choisissez la tenue de travail de Gilbert, allez en [12].
- Si vous choisissez une tenue plus originale (chemise hawaïenne, pantalon pattes d’eph’, tongs et chapeau haut de forme), allez en [24].
[2] Premier bonus, la recette de la moussaka !
Ingrédients (pour 4 personnes) :
- 1 kg d'aubergines
- 400 g
de viande (boeuf, veau ou mouton)
- 2 oignons
- 1 bouquet de persil
- 20 cl de bouillon de boeuf
- huile d'olive
- muscade, cannelle (suivant goût)
- sel et poivre
- 15 g de farine
Préparation :
Coupez en tranches dans la longueur les aubergines non
pelées.
Salez, faites-les dégorger 1 h, puis pressez-les entre 2
torchons et faites-les frire à l'huile; et égouttez.
Faites revenir dans la même huile 2 oignons hachés, puis
quand ils sont blonds, la tomate épluchée, la viande et le persil, le tout
haché.
Ajoutez sel, poivre, pointe de muscade et de cannelle.
Saupoudrez avec la farine, mouillez avec 10 cl de bouillon,
mélangez et faites cuire 10 min.
Dans un moule beurré, disposez par couches aubergines et
viande (terminez par des aubergines), arrosez avec le reste du bouillon et
mettez au four 25 min environ.
Merci qui ? =)
[3] Faisant preuve d’une lâcheté innommable mais somme toute compréhensive, vous oubliez ce que vous venez d’entendre et rebroussez un peu chemin pour éviter de passer à proximité de la banque que vous voulez sortir de votre tête à tout prix.
Pour cela, vous vous retrouvez inconsciemment dans le quartier des prostitués et montez avec la grande Lily pour une petite partie de jambes en l’air.
Quand vous redescendez une dizaine de minutes plus tard (vous n’étiez pas très en forme), vous êtes pris à partie par son mac qui vous dis que le tarif a augmenté et vous vous délestez de cinquante euros supplémentaires.
Dégoûté, vous reprenez votre route vers chez vous, le cœur lourd mais le portefeuille léger. Sur le chemin, vous croisez un chien errant que vous frapper à mort pour vous défouler, puis atteignez votre immeuble.
Dans la cage d’escalier, vous croisez à nouveau le concierge que vous incendiez de bêtises, et quand il vous demande de faire un peu moins de bruit, vous l’incendiez tout court à l’aide de votre briquet. Il se met à hurler, sa voix résonne dans tout l’immeuble mais vous vous en foutez. Vous montez jusqu’à votre étage. Vos voisins sont sur leur palier et vous demandent ce qu’il se passe. Vous leur répondez que monsieur Laffont a glissé pendant qu’il cirait les marches de l’escalier et ces connards vous croient. Vous rentrez chez vous, surprenez votre femme en train de petit déjeuner, ne lui prêtez pas attention et quand elle va vous demander ce que vous faites là, vous vous précipitez dans la chambre conjugale, vous y enfermez et pleurez pendant des heures allongé en position fœtale sur la moquette. Quelques dizaines de minutes plus tard, la police débarque dans l’immeuble. Monsieur Laffont ne pouvait pas se contenter de brûler dans la discrétion, il a fallu qu’il aille se faire renverser dans la rue, toujours en flammes. Les policiers font une entrée en force dans votre appartement, vous arrêtent vous et votre femme (qu’ils violeront probablement quelques heures plus tard) et vous êtes finalement condamnés à la prison à perpétuité. Bon courage !
[4] Bonus number 2 : une super blague !
Deux pizzas sont dans un four.
« -Pfiou, il fait chaud là-dedans…
-AAAAAAAHHHHHHHHH, une pizza qui parle !!!! »
Yeah ! ;)
[5] Wouahou, comme moi ! Maintenant, arrêtez de répondre n’importe quoi juste pour déconner et retournez d’où vous venez. Vous ne vous en souvenez plus ? Ah bah c’est malin, je vous avais dit de noter !
[6] Poussé par un sentiment de sympathie inhabituel, surtout auprès de ce connard de Sylvain que vous ne pouvez en fait pas blairer, vous allez à sa rencontre et vous mettez à discuter avec lui.
« -Salut Sylvain ! Eh bin, ça fait un moment qu’on s’est pas vu…
-Ouais… Depuis la fois où je t’ai aperçu en centre-ville et que tu m’as lancé des pierres en t’enfuyant.
-Mmmhh, exact, ça doit être ça. » Vous sentez la tension monter en vous, mais vous tentez de vous calmer en fredonnant du Johnny intérieurement. « Et ta femme, ça va ? Toujours dans le coma ?
-Non, plus depuis deux semaines.
-Ah, bonne nouvelle ça.
-Pas vraiment non. Elle est morte d’un arrêt cardiaque. Il y a deux semaines.
-Je vois. Pas glop. » Vous n’en pouvez plus et vous allez être en retard. Vous écourtez donc la conversation. « Passe lui le bonjour de ma part. » Vous lui faites un signe de main qu’il ne vous rend pas et vous continuez votre route vers le bureau de poste.
Quand vous y arrivez enfin, vous jetez un coup d’œil à votre montre et vous apercevez que vous êtes effectivement en retard. Vous pestez contre ce « sale punk de Sylvain » que vous avez envie de « passez au mixer » puis vous reprenez votre calme et vous évaluez la situation.
- Si vous décidez qu’il est trop tard pour aller travailler et que vous voulez rentrer chez vous, allez en [15].
- Si l’idée d’arriver à la bourre au travail et de devoir subir les foudres d’un patron sadique, amateur de défenestration d’employés vous excite, allez vous faire soigner, mais d’abord, allez en [20].
- Si vous n’aimez pas
trop « les voleurs et les fils de pute », arrêtez tout de suite de
regarder "Le grand Détournement –
[7] Y’a pas de sept. C’est comme ça, que ça vous plaise ou non. Nonobstant. Oesophage. (ouh qu’il est gratuit celui-là).
[8] Votre patron, visiblement ailleurs, ne prête pas attention à votre accoutrement. Vous continuez alors à travailler ainsi vêtu, en profitant pour faire rire vos collègues en faisant des imitations et des sketchs tous plus drôles les uns que les autres.
Soudain, alors que vous en interprétez un de Dieudonné, celui-ci débarque dans le bureau de poste. Vous ne le voyez pas, mais lui vous remarque immédiatement, tout comme il reconnaît son sketch.
Il saute alors par-dessus les guichets et se jette sur vous pour vous péter la gueule. Vous tentez tant bien que mal de vous défendre en lui tirant la barbe mais cela le rend encore plus fou de rage et il vous casse les deux jambes avec une barre à mine qui traînait par là.
Puis il s’occupe du reste de votre anatomie avec les coins de votre bureau alors que vos collègues regardent le spectacle en l’encourageant.
Vous finissez paraplégique. Quelle fin de merde.
[9] Le camion se rapproche rapidement (on dirait même qu’il accélère depuis qu’il vous a repéré). Vous êtes comme paralysé en plein milieu de la chaussée.
Mais soudain, l’adrénaline jaillit dans vos veines et vous parvenez à éviter le camion d’un bond ultrarapide sur le côté. Vous regardez le chauffeur que vous voyez pester de vous avoir raté (mais qui peut-il bien être… ?) et reprenez vos esprits sur le trottoir.
Après quelques minutes (oui, il vous fallait au moins ça), vous vous remettez en route vers le bureau de poste quand une idée lumineuse vous traverse l’esprit (aïe, ça doit faire mal). Vous rendant soudainement compte de l’exploit physique que vous venez de réaliser, vous prenez conscience de vos possibilités athlétiques et courrez vous inscrire dans le club d’athlétisme de la ville.
Après quelques mois d’entraînement, vous parvenez à vous qualifier pour les jeux olympiques et devenez médaille d’or du saut en longueur.
La gloire est à vous et vous en profitez au maximum. Malheureusement, vous êtes rattrapé par la course à la performance (non, ce n’est pas une nouvelle discipline olympique) et devez vous doper pour maintenir votre place dans la hiérarchie mondiale. Vous tombez alors dans les drogues dures (malabar bi-goût, fraises tagada et autre cocaïne) et faites finalement une overdose lors d’une soirée chez votre nouvel ami Richard Virenque. Celui-ci, vous ayant initié à ces pratiques, vous enterre dans son jardin pour ne pas être rattrapé par cette sombre affaire et votre disparition reste un mystère à tout jamais.
[10] Bonus number 3 : une petit bio de Zidane !
Zinédine Zidane est né à Marseille le 23 juin 1972. Il est pas encore mort, donc on a pas la date ni le lieu de sa mort.
Il est footballeur. Il est fort.
Wouhaou, c’est trop une bête. J’le kiffe.
J’avais dite petite hein.
[11] Votre patron se rapproche dangereusement de votre poste. Il n’est plus qu’à quelques mètres de vous. Lancez le dé.
- Si vous faites entre 1 et 3 inclus, il vous repère et vous êtes convoqué dans son bureau. Allez en [27].
- Si vous faites entre 4 et 6 inclus, ça veut dire que vous avez fait soit 4, soit 5, soit 6. Et accessoirement que vous avez une chance de cocu, que votre patron ne fait pas attention à vous et que vous continuez à travailler tranquillement. Allez en [8].
[12] Après avoir revêtu votre chemise et votre veste ornée
du splendide écusson de ce magnifique service public qu’est
Dans la cage d’escalier, vous croisez le concierge, monsieur Laffont, qui ne vous reconnaît pas et qui vous demande ce que vous faites là. Comme il est un peu dur de la feuille, vous lui répondez que vos venez pour ramonez les femmes des locataires du troisième, et il vous rétorque que c’est un peu tôt pour vendre des calendriers.
Une fois dans la rue, vous vous mettez en route et vous croisez un vieil ami à vous prénommé Sylvain.
- Si vous entamez la conversation avec lui, allez en [6].
- Si vous décidez de le tuer comme ça, en pleine rue, en répondant à vos instincts les plus primaires, allez en prison, mais d’abord, allez en [16].
- Si vous l’ignorez et poursuivez votre chemin, allez en [30].
[13] Yen a pas, treize, ça porte malheur !
[14] Yen a pas, quatorze, ça… Hein ? Ah bon, quatorze
ne porte pas malheur. Et si je vous dis que dans le sud-est à peu près de
[15] Ne vous sentant pas d’humeur à subir le courroux de votre patron, vous décidez de retourner sur vos pas pour rentrer chez vous. Les bons habitants de la ville peuvent bien attendre leur courrier. Crotte.
Sur le chemin du retour, toutes sortes de pensées vous traversent l’esprit (Qui suis-je ? Où vais-je ? Qui a volé l’orange ? Kennedy a-t-il vraiment été assassiné ? Qu’est-ce qu’une tomate avec une cape ?) et pendant que vous y réfléchissez, vous arrivez près d’une banque d’où une grande agitation semble émaner.
- Si vous décidez d’aller voir ce qu’il s’y passe, allez en [18].
- Si vous changez d’itinéraire pour rentrer chez vous, allez en [3].
- Si vous vous souvenez du nom du patient un peu simplet coiffé d’un casque de football américain dans la série « Urgences », allez immédiatement le donner à l’auteur de ce superbe texte.
[16] Sans même lui laisser le temps de vous adresser la parole, vous vous jetez sur votre ami et le plaquez à terre. Les quelques passants qui déambulent ne font pas attention à vous, croyant soit à des retrouvailles entre vieux copains, soit à un règlement de comptes entre un junky et son dealer, et poursuivent leur chemin paisiblement.
Ses yeux trahissent sa surprise – compréhensible – puis se font les témoins de la douleur qui s’insinue en lui quand, à califourchon sur son torse, vous saisissez ses tétons et les tordez aussi fort que vous le pouvez. Il se met alors à crier, ce qui ne semble pas non plus déranger les passants, et vous l’assommez en lui assénant un coup de coude au visage afin qu’il la ferme.
Vous vous redressez, le relevez, et l’entraînez dans une ruelle sombre. Là, vous le bâillonnez avec une manche de sa chemise que vous avez arraché, l’asseyez contre un mur et le réveillez en lui donnant quelques claques. Quand il daigne enfin rouvrir les yeux, vous lui envoyez un coup de poing pour qu’il comprenne bien qu’il ne rêvait pas et quand ses yeux retrouvent cette expression de terreur, vous lui attrapez les testicules avec les mains et les écrasez aussi fort que possible. Des larmes se mettent à couler le long de ses joues, il essaie de se débattre mais vous lui brisez les bras grâce à une prise étudiée lors de vos cours de self-défense, et le tuez finalement en le mordant à la gorge, puis en lui tranchant la jugulaire avec vos dents pleines de sang.
Après cet incident, vous perdez la raison et errez quelques jours en ville, à la recherche d’autres amis à vous que vous pourriez manger (car oui, vous vous êtes ensuite repu du cadavre de Sylvain) et finissez par être tué par un chasseur, dans un champ, celui-ci vous ayant pris pour un sanglier du fait de vos grognements. Vous êtes mort, mais comme ce n’est pas la vraie vie et que je suis un gars sympa, je vous propose de reprendre au chapitre précédent et de choisir une autre voie pour continuer l’aventure.
[17] 17
[18] Plein d’un courage aussi soudain qu’inutile, vous vous approchez lentement de la banque. Des voix se font entendre, ainsi que des cris et des bruits plus sourds, comme si l’on frappait quelqu’un. Quand vous entendez un coup de feu, votre intuition se confirme et vous commencez par appeler la police. Puis, votre héroïsme se manifestant à nouveau (ainsi que votre connerie monumentale), vous décidez qu’attendre les secours condamnerait les personnes à l’intérieur de la banque et vous vous y jetez en courant.
Vous vous apercevez alors que ceux que vous avez pris pour des braqueurs ne sont en fait que de simples clients terrorisés couchés par terre et vous vous apprêtez à repartir quand une employée vous explique que les vrais braqueurs sont descendus dans la chambre forte en prenant le directeur de la banque comme otage afin de les empêcher d’appeler la police.
Vous vous dites alors que si vous n’agissez pas vite, vous allez passer pour une grosse buse (car VOUS, vous avez déjà appelé les flics), et vous vous dépêchez donc de les rattraper.
Vous descendez prudemment les escaliers qui mènent au
sous-sol de la banque et retrouver rapidement les braqueurs accompagnés du
directeur. N’écoutant que votre hardiesse et la petite voix dans votre tête,
vous leur sautez dessus et, au moyen de votre kung-fu Shaolin appris pendant
vos vacances d’été à
Le directeur de la banque ainsi que tous les employés et les clients présents vous sont éternellement reconnaissants.
Vous faites la une des journaux, passez chez Drucker, Ardisson et Fogiel et Hollywood vous fait tourner dans le film racontant votre vie qui fait un carton. Vous devenez multimillionnaire, quittez votre femme, sortez avec Penelope Cruz, Angelina Jolie (et devenez donc ennemi intime avec Brad Pitt) puis Scarlett Johansson et vous retirez finalement dans une immense villa que vous faites construire à Hawaii. Vous êtes devenu l’un des hommes les plus influents de cette planète. Bravo, vous êtes un bel enculé de veinard !
[19] Bonus number 4 : une super foto de Q !
[20] Une forte dose d’adrénaline parcourt vos veines à la seule pensée d’arriver en retard et de croiser votre patron qui est déjà en rogne contre vous depuis que vous avez cassé la photocopieuse en vous asseyant (cul nu évidemment) dessus pour tenter d’obtenir des radios gratuites de votre coccyx. Vous pénétrez alors dans le bureau de poste, vos collègues vous préviennent (comme si vous ne vous en étiez pas rendu compte) que vous êtes quelque peu à la bourre mais vous n’en avez cure. Comme habité d’une folie incontrôlable, vous parcourez les couloirs du bureau de poste pour tenter de croiser votre patron. Mais soit il vous évite, soit vous vous manquez toute la matinée, puisque vous ne parvenez pas à le voir. Fatigué de lui courir après, vous vous mettez finalement au travail et cette crise d’adolescence soudaine se calme, si bien que vous retrouvez votre vie tranquille (merdique diront certaines mauvaises langues) et que l’aventure s’arrête ici pour vous. N’hésitez pas à recommencer et à être plus entreprenant dans vos choix !
[21] Vous êtes paralysé par la peur. Chaque millième de seconde vous rapproche d’une mort inéluctable. Le camion semble même accélérer une fois qu’il vous a aperçu. Vous attendez un évènement miraculeux qui n’arrive jamais.
Vous finissez sous les roues du trente-huit tonnes, chacun de vos membres détachés de votre corps par la puissance de l’impact. On retrouve ainsi votre bras droit dans le caniveau de la rue adjacente à celle de l’accident. Vos jambes sont projetées sur les deux trottoirs de la rue où vous avez été renversé, tandis que votre bras gauche reste égaré.
Etrangement, votre tête est resté fixée à votre tronc, ce qui facilite votre identification, même si votre visage est quelque peu ravagé par la force du choc.
Votre femme décide de vous faire incinérer alors que vous lui aviez toujours fait promettre de ne pas vous faire subir cela. Elle disperse vos cendres sur un court de tennis en terre battue et vous finissez votre vie piétiné par de petits joueurs minables même pas capables de faire un service slicé. Too bad.
[22] V’la les flics !!!
[23] Vous entendez votre patron approcher. Ayant récupéré vos esprits, vous tentez de vous cacher en vous glissant sous votre bureau. Vous retenez votre souffle, en espérant qu’il ne demandera pas où vous êtes.
« -Où est Gilbert ? »
Aïe, il s’est rendu compte de votre absence. Vos collègues vendront-ils la mèche ?
Lancez le dé.
- Si vous faites entre 1 et 3 inclus, Francis, du service administratif vous balance comme un gros suce-boules. Allez en [27].
- Si vous faites entre 4 et 6 inclus, vos collègues prétendent que vous êtes parti faire votre tournée et vous pouvez continuer à travailler après que votre patron soit parti. Allez en [8].
- Si vous faites plus de 6, vous êtes soit un sacré busard car votre dé n’a que 6 faces, soit ce qu’on appelle pudiquement un sacré enculé de tricheur. Dans les deux cas, relancez le dé et jouez correctement, où vous serez privé de dessert. Je sais, c’est dur, mais c’est comme ça.
[24] Ayant revêtu vos habits de fête, vous vous sentez plein d’entrain et vous sortez de chez vous en claquant la porte si fort que le bruit résonne pendant quelques secondes dans la cage d’escalier et réveille une bonne partie des occupants de l’immeuble qui dormaient encore, ces grosses feignasses. Alors que vous les entendez gueuler après « l’espèce de connard à la sauce mexicaine qui a fait ce putain de boucan », vous descendez les escaliers en sautillant gaiement. Vous croisez monsieur Laffont, le concierge, que vous bousculez presque involontairement, celui-ci dégringolant l’intégralité des trente-quatre marches que compte l’escalier et se cassant certainement quelques côtes ainsi que la clavicule au passage.
Cet incident ne vient pas troubler votre bonne humeur tirée semble-t-il de votre accoutrement et vous poursuivez votre chemin dans la rue. Dehors, les gens se retournent sur votre passage, font des réflexions diverses et variées sur la manière dont vous êtes habillé, mais, fier comme Artaban, vous n’y faites pas attention et vous rendez au travail ainsi vêtu.
Arrivé au bureau de poste, vous saluez vos collègues qui, s’ils ne manquent pas de vous adressez des regards suspects, ne font aucune remarque sur vos habits. Vous prenez votre poste habituel, vous mettez au travail en préparant votre tournée quand vous apercevez votre patron qui fait son tour matinal.
- Si vous ne vous préoccupez pas de lui et continuez à travailler tranquillement, allez en [11].
- Si vous êtes traversé d’un éclair de lucidité et que vous tentez de vous cacher pour pouvoir aller vous changer, allez en [23] (oui oui, c’est juste au-dessus).
- Si vous aimez la tarte aux fraises, allez en [5].
[25] et [26] sont dans un bateau. [25] tomber à l’eau, qui reste-t-il ?
Bah [26], y’avait pas de piège !
[27] Votre patron est sur le point de continuer son petit tour quand il aperçoit quelque chose qui dépasse de dessous votre bureau : votre chapeau haut-de-forme que vous aviez oublié de retirer. Outré, il vous demande de sortir de là-dessous et de le suivre dans son bureau, ce que vous faites, docilement.
Vous marchez derrière lui, la peur au ventre, essayant d’inventer n’importe quoi pour vous sortir d’affaire (votre chien ayant mangé toutes vos autres affaires ; des voix vous ayant ordonné de brûler tous vos autres vêtements ; les extra-terrestres vous ayant enlevé dans la nuit et laissé dans la rue habillé comme ça).
Une fois dans son bureau, votre patron vous demande de vous asseoir. Vous vous installez dans la chaise qu’il vous désigne et alors que vous vous apprêtez à ouvrir la bouche, il ne vous laisse pas le soin de vous expliquer.
« -Gilbert ! Mais qu’est-ce que c’est que cet accoutrement ?!? »
Vous êtes sur le point de lui répondre quand il reprend.
« -Depuis le temps que vous travaillez ici enfin… »
Vous commencez à le trouver chiant à toujours vous couper. Vous tentez encore une fois de vous justifier mais il poursuit.
« -Comment avec-vous pu me cacher aussi longtemps votre passion du déguisement ! »
Alors que vous tentez d’appréhender ce qu’il vient de vous balancer, il se dirige vers une immense armoire que vous n’aviez jamais remarquée puis l’ouvre. Vous découvrez alors ce qu’elle contient : des tonnes de chemises, pantalons, perruques, trousses à maquillage et autres accessoires pour se travestir.
Un sourire fier aux lèvres, votre patron vous assène un « Impressionnant, non ? » auquel vous ne pouvez rien répondre.
Il se met alors à essayer de toutes sortes de déguisement – corsaire, zèbre, clown, télétubby, Chewbacca – et à danser devant vous comme un hystérique.
Vous vous dites que la seule solution pour vous en sortir est de rentrer dans son délire et vous jouer le jeu en vous intéressant au contenu de l’armoire.
Après plusieurs heures passées ensemble, votre patron vous
relâche enfin. Pendant ce laps de temps, vous avez obtenu une promotion, une
augmentation significative et une invitation à
[28] Bonus number 5 : un texte super drôle ! =/
[29] Bonus number 6 : une photo de la plus belle femme du monde. (désolé les filles)
[30] Sans même lui jeter un regard, vous continuez votre route. Vous arrivez à un croisement que vous traversez sans prendre les précautions nécessaires (regardez à droite, puis à gauche, se toucher les couilles, mettre un string, tout ça) et vous voyez un camion débouler à toute allure vers vous.
Lancez le dé.
- Si vous faites entre 1 et 3 (inclus évidemment, triple andouille), allez en [21].
- Si vous faites entre 4 et 6 (toujours inclus, oui), allez en [21] aussi. Non je déconne, allez en [9].
Commentaires
Pfiou, même pas drôle...J'ai fini disparue et enterrée dans un jardin...Sans avoir croisé aucun Bonus et j'ai l'impression d'être une ratée de la vie :'(
(t'as vu j'ai fini par lire alors que j'ai du boulot en pagaille alors maintenant je file VRAIMENT) ^^
Allez et @ tchao Bonsoir
Hahaha XD, mais maintenant faut que tu le refasses pour avoir toutes les fins!!! Et les bonus!!!
Bon, j'te laisse un peu de temps pour bosser...
Re bon courage! ;)
Yeah
Genial mon softy! ^^
Bon, ch'uis mort, mais genial quand meme ^^ j'ai tous lu le reste après, pleins de belle connerie. On sent un net passé en compagnie d'imbeciles sur un certain forum d'ecriture :p
Gros bizou!
WOOOOOOH putain tu l'as ressortie du placard!!!
GILBERT LE FACTEUR!!!
Sais-tu, jeune insolent, que je l'ai toujours sur mon pc celle là? je l'ai d'ailleurs relue il y a peu, et je m'en suis mis une barre de chez barre!!
Plus encore qu'en ayant pensé à un film à caractère pornographique de bureau appelé "Fesse moi avec le dossier Berthier" ou encore "Partie Fine au Service Compta". C'est dire.
ET AVEC LA MOUSTACHE ET LE BLAZER MARRON S'IL VOUS PLAIT!!!
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